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Anxiété chez les enfants : quand faut-il s'inquiéter?

Un garçon à l'air triste est assis, seul, par terre.

L'anxiété chez les enfants

Photo : iStock / Katarzyna Bialasiewicz

Radio-Canada

L'anxiété n'est pas le terrain de jeux exclusif des adultes : près d'un jeune sur cinq est diagnostiqué avec un trouble de l'anxiété. C'est également la problématique de santé mentale la plus fréquente à la fois chez les enfants et chez les adolescents.

L'anxiété ou encore le stress n'épargnent personne. On constate que le problème est en augmentation, et ce, même avant que les petits n'atteignent les bancs d'école. De plus en plus d'enfants vivent du stress, mais aussi de plus en plus de parents. On attribue ça au mode de vie d'aujourd'hui, soutient Isabelle Mercier, la coordonnatrice de Memphré en mouvement, une table de concertation pour les 0-17 ans dans la région de l'Estrie.

Saviez-vous que l'anxiété peut se manifester dès l'âge de 7 ou 8 mois lorsque les bébés pleurent à la perte de vue de leur mère par exemple? C'est ce qu'on appelle l'angoisse de séparation.

Source : gouvernement du Québec

Ce stress se manifeste de plusieurs façons. C'est dans la gestion de ses émotions. Ils ont plus de pleurs, plus d'appréhensions, plus d'inquiétudes. On voit aussi du stress de performance : des enfants qui veulent que tout soit parfait, tout soit bien fait. On le voit dans la relation avec les autres, ils ont plus de conflits, dit Mme Mercier.

L'anxiété peut être normale

Toutefois, ce n'est pas parce que notre enfant vit un stress qu'il a automatiquement un trouble. L'anxiété dite normale est une émotion comme les autres, rappelle la pédopsychiatre au CIUSSS de l'Estrie-CHUS, la Dre Stéphanie Mailloux. L'enfant va pouvoir poser des questions. Il va être aussi facilement rassurable. C'est lorsque l'anxiété devient envahissante qu'il vaut mieux consulter son médecin de famille.

Cette dernière soutient que consulter n'est jamais une mauvaise idée. Ça peut être bien aussi de consulter en prévention pour voir à la gestion de l'anxiété, mais aussi des autres émotions, pour éviter que, même si cette anxiété est ponctuelle et qu'elle n'engendre pas un dysfonctionnement, que ça évolue vers une anxiété pathologique.

Les causes de l'anxiété peuvent être nombreuses : les antécédents familiaux, le tempérament de l'enfant et l'environnement peuvent en faire partie.

Les signes les plus fréquents de l’anxiété chez l’enfant :

  • les troubles du sommeil;
  • la perte d’appétit;
  • le fait de ressentir la peur de manière beaucoup plus intense que les autres enfants du même âge, ce qui l’amène à éviter certaines situations;
  • le refus d’aller à l’école ou de participer à des activités sportives;
  • la difficulté à se faire des amis;
  • certains symptômes physiques comme les maux de ventre, les vomissements ou la fatigue.

Source : gouvernement du Québec

Comment aider?

Au quotidien, plusieurs stratégies existent pour aider les petits qui vivent des émotions stressantes. La relaxation, la respiration, du yoga, des exercices de pleine conscience dont on entend beaucoup parler actuellement et qui sont très, très efficaces, donne en exemple la psychologue au CIUSSS de l'Estrie-CHUS, Lysiane Legault.

Une mère et son enfant vont prendre l'autobus scolaire.

Un cours sur la sécurité en autobus scolaire a eu lieu à Ottawa, à l'aube de la rentrée scolaire à Ottawa.

Photo : Radio-Canada

Cette dernière rappelle que c'est important d'encourager son enfant à affronter son anxiété. Si, par exemple, le jeune a des craintes d'aller à l'école, il ne faut pas céder à sa volonté de rester à la maison. On recommande qu'il reste à l'école, qu'il ne retourne pas à la maison, même si c'est difficile. Il va s'habituer tranquillement à son nouveau milieu et à voir de nouvelles figures rassurantes pour lui.

Le milieu s'adapte à ces nouvelles réalités. À titre d'exemple, au cours des prochains mois, des formations seront offertes aux éducatrices de l'Estrie pour leur permettre de mieux détecter et de mieux gérer le stress chez les enfants. Dans les garderies en milieu familial, on offrira également des cours de yoga adaptés. Tout le monde autour de l'enfant peut apporter un facteur de protection, que ce soit le parent ou les éducatrices. On a juste à bien accueillir l'enfant dans ce qu'il est, dans ce qu'il vit et de prendre le temps. C'est vraiment ça, rappelle la directrice générale du CPE l'Enfant Do, Diane Jacques.

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