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Couillard veut mettre « plus d’argent dans les poches » des aînés

Philippe Couillard sert la main d'une femme.
Philippe Couillard, chef du PLQ, est allé rencontrer des personnes âgées au Monastère de Sherbrooke mercredi matin. Photo: Radio-Canada

Le chef du Parti libéral du Québec compte soutenir financièrement les aînés qui veulent demeurer sur le marché du travail. En cas de réélection, Philippe Couillard promet une série de mesures fiscales qui leur sont destinées, notamment le report de la rente de retraite si cette personne souhaite continuer de travailler.

Un texte de Romain Schué

Cette mesure permettrait ainsi d'inciter les retraités à revenir sur le marché du travail s'ils le désirent.

« Ils ne paieront plus des impôts en double. C’est pour ça qu’ils hésitent à revenir au marché du travail. Actuellement, un retraité qui retourne travailler est pénalisé », a soutenu mercredi Philippe Couillard, devant une résidence pour personnes âgées à Sherbrooke.

« Je veux mettre plus d’argent dans leurs poches », a-t-il ajouté.

Dans un éventuel second mandat, le chef libéral propose ainsi de décaler l’octroi de cette rente jusqu’à 75 ans. La somme perçue pourrait alors être bonifiée de 8,4 % par an, calcule le Parti libéral du Québec.

Actuellement, il est possible de toucher cette rente dès 60 ans, mais plus une rente est touchée tôt, moins le revenu est important.

Selon le PLQ, un aîné devant toucher une rente de 1000 $ à 65 ans verrait celle-ci atteindre 1420 $ à 70 ans et 1840 $ à 75 ans.

[On veut] augmenter ce qu'il reste dans leurs poches. Plusieurs m'ont dit : "J'ai besoin d'aide, j'ai besoin de plus d'oxygène". On veut répondre à l'appel de ceux qui ont construit le Québec.

Philippe Couillard, chef du PLQ

Le revenu admissible au crédit d’impôt déjà en place pour les travailleurs d’expérience serait quant à lui augmenté et passerait de 11 000 $ à 12 000 $. Les aînés pourraient économiser environ 150 $ supplémentaires par an.

Cette mesure représente une « augmentation assez substantielle », a expliqué l'économiste Jean-Michel Cousineau, en entrevue à RDI Économie.

« Ça donne plus de 5000 $ de revenus par année si on suit ce processus de 65 à 75 ans. Maintenant, si on travaille jusqu'à 75 ans, on est plus vieux et l'espérance de vie pour pouvoir en profiter est raccourcie. Donc, on peut être très riche et mourir le lendemain. [...] Il faut vivre jusqu'à 81 ans pour être certain de récupérer les montants. »

À partir de 70 ans, la valeur du crédit d'impôt serait bonifiée de 200 $, au maximum, jusqu'à hauteur de 670 $, dans le but de faire face à l'augmentation des coûts de la vie, précise le PLQ.

« En principe, c'est une mesure qui va dans le sens contraire, c'est-à-dire que si vous ne travaillez pas, on vous donne plus d'argent, donc on est incités à ne pas travailler, a précisé M. Cousineau. Mais les montants sont relativement négligeables, donc je ne pense pas que ça contrefasse complètement l'incitation qui est donnée par la précédente mesure. »

Le programme Allocation-logement serait lui aussi bonifié. Les aînés et familles à faible revenu pourraient toucher 150 $ de plus par an, pour un total maximum de 1110 $.

Enfin, les plus de 70 ans qui vivent chez eux et touchent moins de 57 000 $ verront le plafond de leur crédit d'impôt être augmenté de 1000 $, afin de pouvoir rester dans leur domicile.

Cet investissement est estimé à 153 millions de dollars par an.

Le Parti québécois a lui aussi promis mardi d'aider les aînés, en garantissant l'installation de climatiseurs dans tous les CHSLD dès l'an prochain. La veille, la Coalition avenir Québec (CAQ) s'est engagée notamment à augmenter le crédit d'impôt offert aux aidants naturels.

Avec la collaboration de Joëlle Girard

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