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Cinq règles à suivre dans les comptoirs de vente de cannabis

Des feuilles de cannabis séchées dans un pot.
Il sera interdit aux clients de sentir un échantillon de cannabis non scellé comme celui-ci dans les comptoirs de vente de la Saskatchewan. Photo: La Presse canadienne / DARRYL DYCK
Radio-Canada

Les 51 détaillants de cannabis de la Saskatchewan seront assujettis à une série de règles et de restrictions au moment de la légalisation de la drogue, le 17 octobre.

Ces règles sont énoncées dans le manuel de politiques réglementaires sur le cannabis de la Régie des alcools et des jeux de hasard de la Saskatchewan (SLGA). En voici quelques exemples.  

1. Pas d’échantillons

L’une des règles les plus strictes du manuel concerne la manipulation du cannabis dans les comptoirs de vente. Seuls les employés ont accès aux emballages scellés. Les colis doivent être placés dans des vitrines verrouillées ou des comptoirs vitrés.

Les clients peuvent sentir des échantillons de cannabis non scellés, mais uniquement à partir d’étalage scellé. Ces échantillons doivent aussi être sécurisés par des attaches ou des étiquettes identifiables par radiofréquence (RFID), qui permettent de suivre électroniquement le mouvement d’un produit.

Torrance Aitken est le propriétaire d’un des deux comptoirs de vente de cannabis à Weyburn, au sud-est de Regina. « [Ces règles] sont tellement strictes que ce ne vaut même pas la peine d’essayer d’avoir un étalage [avec des échantillons non scellés] », estime-t-il.

Jim Southam abonde dans le même sens. « [Les échantillons non scellés] doivent être retournés au producteur agréé. Sinon, il faut appeler un inspecteur de la SLGA et les détruire devant eux », explique le propriétaire d’un comptoir de vente à Prince Albert, au nord-est de Saskatoon.

À la fermeture des comptoirs de vente, le cannabis devra être rangé dans un coffre-fort de 341 kg ou encore dans une pièce sécurisée en acier.

2. Pas de « collation de minuit »

Les comptoirs de vente de cannabis sont autorisés à rester ouverts jusqu’à 3 h (HC). Cependant, toute personne souhaitant acheter du cannabis, des croustilles et une boisson gazeuse au même endroit devra se raviser.

Le manuel de la SLGA interdit aux comptoirs de cannabis de vendre « des produits qui ne sont pas considérés comme des articles auxiliaires du cannabis, comme le tabac, les billets de loterie, les grignotines et les boissons ».

Les magazines sont, quant à eux autorisés, mais seulement s’ils sont liés au cannabis. Les vêtements de marque et les livres de recettes sur le cannabis pourront aussi être vendus.

« Les magasins de détail de cannabis ne peuvent pas vendre d’articles auxiliaires qui, de l’avis de la SLGA, pourraient encourager la surconsommation de cannabis », explique la Régie des alcools et des jeux de hasard de la Saskatchewan dans son manuel.

3. Pas de carte de récompenses ou de fidélité

Les slogans du type « Achetez-en 9 obtenez le 10e gratuitement » ne seront pas tolérés dans les comptoirs de vente de cannabis. En fait, aucun programme de récompenses ne pourra être offert par les détaillants.

Mais, qu'en est-il du zéro déchet?

Il y aura beaucoup d’emballages et de contenants en plastique dur. Nous aimerions inciter nos clients à retourner leurs emballages recyclés, si possible.

Jim Southam, propriétaire d’un comptoir de vente à Prince Albert

Jim Southam espère que la SLGA sera ouverte à ce qu’il appelle une « politique environnementale ».

4. Quantité limitée

Les clients sont limités à une transaction de 30 g de cannabis frais. La même quantité s’applique aussi à l’huile de cannabis, aux plants et aux semences.

Selon le manuel de la SLGA, 1 g de cannabis séché est égal à 5 g de cannabis frais.

5. Vente en ligne

« Toutes les ventes et les livraisons connexes doivent être effectuées uniquement pour les résidents de la Saskatchewan habitant en Saskatchewan », peut-on lire dans la section « Offre de produits et prix » du manuel de la SLGA.

Dispensaire, pharmacie et apothicaire : des mots à proscrire

Au départ, Jim Southam voulait appeler son comptoir de vente de marijuana de Prince Albert Dispensaire de cannabis des Prairies (en anglais Prairie Cannabis Dispensary).

Or, il s’avère que le mot « dispensaire » est interdit à la Régie des alcools et des jeux de hasard de la Saskatchewan, tout comme les termes « pharmacie » et « apothicaire », d’ailleurs.

« Ces mots ne peuvent être utilisés lorsqu’ils sont associés à un magasin de cannabis non médicinal », précise le manuel de politiques réglementaires sur le cannabis de la SLGA.

Le manuel de politiques réglementaires sur le cannabis de la SLGA n’est pas annoncé comme étant la version finale du document. La SLGA dit même qu’elle pourrait modifier certaines règles d’ici 2021.

Saskatchewan

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