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Trois nouveaux services en français désignés à l'Île-du-Prince-Édouard

Le premier ministre de l'Île-du-Prince-Édouard, Wade MacLauchlan, avec le vice-président de la Société Saint-Thomas d'Aquin, Gilles Benoît.

Le premier ministre de l'Île-du-Prince-Édouard, Wade MacLauchlan, avec le vice-président de la Société Saint-Thomas d'Aquin, Gilles Benoît

Photo : Radio-Canada / François Pierre Dufault

Radio-Canada

Trois nouveaux services publics à l'Île-du-Prince-Édouard ont reçu une désignation en vertu de la Loi sur les services en français (LSF) de la province, le 1er septembre.

Un texte de François Pierre Dufault

Le service à la clientèle au centre Accès Î.-P.-É. à Wellington, le Programme de partenariat culturel communautaire, de même que les services d'accompagnement offerts aux éducateurs de la petite enfance, sont venus s'ajouter à la liste des services désignés.

Cette récente ronde de désignations par décrets du Conseil des ministres de l'Île-du-Prince-Édouard porte de six à neuf le nombre de services protégés en vertu de la LSF dans la province.

En décembre dernier, le gouvernement a désigné la ligne Info-santé 811, de même que l'offre d'information et les services en personne au Musée acadien à Miscouche.

Les autres désignations – soit la signalisation routière, le service d'information aux voyageurs 511 et le service à la clientèle aux bibliothèques de langue française à Abram-Village, à Charlottetown et à Summerside – remontent à l'adoption de la LSF en 2013.

Je suis fier du travail que nous avons accompli jusqu’à maintenant. Nous allons continuer de travailler étroitement avec la communauté pour repérer des services qui lui sont utiles. La communauté acadienne et francophone est une partie intégrante de la communauté et de l’identité insulaires, affirme dans une déclaration écrite le premier ministre Wade MacLauchlan, qui est aussi ministre responsable des Affaires acadiennes et francophones.

Lorsqu'un service est désigné en vertu de la LSF de l'Île-du-Prince-Édouard, le gouvernement provincial a l'obligation de l'offrir en français ou en anglais, au choix de la personne, et avec une qualité comparable dans les deux langues.

La désignation du service à la clientèle au centre Accès Î.-P.-É. à Wellington est une demande de longue date de la communauté acadienne et francophone. C'est là que les habitants de la région Évangéline se rendent pour demander et renouveler leur carte-santé et leur permis de conduire, notamment.

L'enchâssement dans la LSF du Programme de partenariat culturel communautaire, qui finance la tenue d'activités de promotion de la culture et du patrimoine, faisait aussi partie des doléances de la communauté depuis plusieurs années.

On sent que les choses bougent. C'est ce que nous demandons, nous les Acadiens et les francophones, d'obtenir plus de services désignés, se réjouit Gilles Benoît, vice-président de la Société Saint-Thomas d'Aquin (SSTA).

Aller plus loin?

L'organisme porte-parole de la francophonie insulaire se dit encouragé par la désignation de six nouveaux services en français au cours des neuf derniers mois, après quatre ans de stagnation.

Toutefois, Gilles Benoît croit que le gouvernement pourrait aller plus loin.

Le vice-président de la SSTA se demande, par exemple, pourquoi la province n'a pas choisi de désigner les huit centres Accès Î.-P.-É. au lieu de se limiter à celui de Wellington.

On désigne des services pour lesquels on sent que les ressources [en français] sont déjà disponibles. Ce que j'aimerais, c'est qu’on aille un peu plus loin.

Gilles Benoît, vice-président de la Société Saint-Thomas d'Aquin

M. Benoît juge qu'il est essentiel d'augmenter les salaires des travailleurs de la petite enfance afin d'améliorer la rétention du personnel dans les six centres de la petite enfance (CPE) de langue française. C'est là, selon lui, que se joue l'avenir de la francophonie à l'Île-du-Prince-Édouard. C'est la pierre angulaire, dit-il. Si nous ne sommes pas en mesure d'accueillir nos petits [dans les CPE], nous ne serons pas en mesure de les franciser et de les garder dans nos écoles.

L'an dernier, Wade MacLauchlan a réuni un groupe de travail élargi pour la première fois afin de discuter des désignations possibles en vertu de la LSF.

Ce groupe est formé du premier ministre et des membres de son comité consultatif citoyen pour les services en français, de même que de représentants de la SSTA et du gouvernement provincial.

Fin 2016, trois ans après l'adoption de la LSF, la SSTA s'était plainte publiquement d'un manque de volonté politique par rapport à la désignation des services en français. L'organisme porte-parole de la francophonie insulaire réclamait alors du gouvernement un plan d'action avec des objectifs clairs pour la protection des services offerts dans la langue de la minorité.

L'ancien agent aux plaintes pour les services en français, Jean-Paul Arsenault, avait remis sa démission avant la fin de son mandat, dénonçant lui aussi la lenteur du processus de désignation des services en vertu de la LSF.

Île-du-Prince-Édouard

Francophonie