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La tablette électronique en classe mène-t-elle à la cyberdépendance?

Trois garçons assis une table. Ils ont tous une tablette électronique en main.

Les élèves du Séminaire de Sherbrooke utilisent quotidiennement leur tablette en classe.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Depuis déjà cinq ans, le Séminaire de Sherbrooke utilise la tablette électronique dans ses cours. Alors que le CIUSSS de l'Estrie-CHUS a mis en place un programme pour lutter contre la cyberdépendance, particulièrement chez les jeunes, est-ce que l'emploi de ces outils au quotidien à l'école en augmenterait les risques?

Même s’il reconnaît l'existence du problème de cyberdépendance et qu’il sait que certains élèves en ont souffert, l'enseignant au Séminaire de Sherbrooke Félix Arguin ne croit pas qu’utiliser la tablette à l’école augmente les risques.

En cinq ans d’implantation, je n’ai jamais rencontré le cas d’un élève qui a été accro à une application comme Antidote ou un cahier d’exercices d’une matière scolaire.

Félix Arguin, enseignant
Un homme écrit sur un tableau les mots citoyenneté et numérique.

Le professeur Félix Arguin sensibilise ses élèves à la citoyenneté numérique.

Photo : Radio-Canada

Des lignes directrices en classe

Le Séminaire ne se considère pas comme outillé pour répondre aux problèmes de cyberdépendance. Le travail se fait donc en amont avec de la sensibilisation. Les professeurs apprennent aux élèves en quoi consiste la citoyenneté numérique et comment bien employer ces outils numériques.

Une femme en plan rapproché. Elle a les yeux verts et les cheveux blonds. Elle est devant un grand tableau noir.

La professeure Maryse Labbé a instauré dans sa classe des règles d'utilisation bien précises pour la tablette électronique.

Photo : Radio-Canada

Dans les classes, les enseignants établissent quelques règles concernant l’utilisation des tablettes. Dans sa classe de français, Maryse Labbé demande à ses élèves de se mettre en mode avion en franchissant le seuil de la porte puis d’attendre son signal avant de sortir la tablette.

Il y a des routines à instaurer et il faut apprendre à se gérer.

Maryse Labbé, enseignante

Le Séminaire de Sherbrooke demande aux élèves de ne pas utiliser leur appareil pendant les pauses et ils ne sont pas autorisés à jouer lorsqu'ils sont dans l’établissement.

La responsabilité des parents

Félix Arguin souligne toutefois que les mesures de prévention pour réduire les risques de cyberdépendance sont limitées pour les enseignants. La tablette n’est pas la propriété de l’école, mais plutôt celle des parents. Il leur revient alors de déterminer ce qui pourra se retrouver sur la tablette de leur enfant et quelle utilisation ils pourront en faire en dehors des heures de classe.

Certains conseils sont toutefois donnés aux parents pour encadrer l’usage de la tablette. Par exemple, le Séminaire de Sherbrooke a demandé aux parents d’activer les restrictions, de désactiver les notifications et de ne pas installer de jeux.

Est-ce que c’est observé par tous? C’est difficile à dire, mais je sais qu’il y a une intention de la plupart des parents de vouloir s’impliquer, de vouloir garder un œil, de faire le suivi sur l’utilisation numérique de leur enfant.

Félix Arguin, enseignant

Parmi les autres mesures préventives se retrouve le partage familial, qui permet aux parents de contrôler tout ce qui peut être installé sur une tablette. Ainsi un jeune ne peut pas télécharger de jeu sans l’approbation de ses parents. Il existe aussi des mesures plus restrictives, comme faire disparaître l’icône de l'App Store, empêchant ainsi tout ajout de jeux et d’applications.

Le Séminaire de Sherbrooke donnera une conférence intitulée Voir au-delà de l’écran le 24 octobre prochain. Celle-ci s’adressera aux parents et traitera de cyberdépendance, des pièges qui guettent les parents ainsi que de la saine utilisation des outils numériques.

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