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L'immersion française plus populaire que jamais en C.-B.

Des jeunes se tiennent debout dans une classe.

Des jeunes de douzième année de l'École secondaire d'immersion W. L. Seaton de Vernon chantent en français dans leur classe.

Photo : Radio-Canada / Jacqueline Landry

Radio-Canada

La province a enregistré un nombre record d'inscriptions pour une 20e année consécutive en 2017-2018 dans les écoles d'immersion française, avec 53 487 élèves.

Un texte de Jacqueline Landry

Ces jeunes représentaient 9,5% des élèves de la province et, si la tendance se maintient, les élèves seront encore très nombreux à étudier dans les écoles d'immersion cette année.

Bien que les données pour septembres 2018 ne soient pas encore disponibles, il semble que l'on se dirige vers un autre record d'inscriptions, selon l'organisme Canadian Parents for French.

Des enfants, debout dans une classe, tiennent une pancarte sur laquelle il est écrit « French immersion (en anglais), s'il-vous-plaît (en français) ».

Des élèves en immersion française

Photo : Canadian Parents for rench

Pénurie d'enseignants

Le français est donc toujours très populaire auprès des familles britanno-colombiennes, malgré la pénurie d'enseignants et d'aides-enseignants qui se fait cruellement sentir.

Des adolescents sont assis dans un auditorium.

Des élèves du secondaire de l'École W.L.Seaton de Vernon en Colombie-Britannique, rassemblés à la bibliothèque de l'école lors d'une activité en français.

Photo : Radio-Canada / Jacqueline Landry

Depuis des mois, la province et les commissions scolaires ont multiplié les efforts pour attirer des enseignants qualifiés, mais le problème demeure entier et se traduit par une charge de travail énorme sur les épaules des enseignants dans ces écoles, affirme Annie Bouchard, enseignante à l'école W. L. Seaton de Vernon.

On donne tellement d'énergie qu'il ne reste plus rien pour nous et notre famille. On donne toujours plus, mais à quel prix?

Annie Bouchard, enseignante à l'école W. L. Seaton de Vernon, dans l'Okanagan
Une femme est assise derrière un bureau dans une salle de classe aux murs couverts de documents et d'images.

Annie Bouchard, enseignante à l'École secondaire W.L Seaton de Vernon, en Colombie-Britannique, prépare ses cours dans sa salle de classe.

Photo : Radio-Canada / Jacqueline Landry

Garder la flamme vive

Passionnée par l'enseignement depuis 26 ans, Mme Bouchard admet qu'elle commence à se sentir un peu découragée par la situation et qu'elle songe parfois à quitter la province.

« Il y a de moins en moins de professeurs francophones qui déménagent en Colombie-Britannique, dit-elle, et ça devient décourageant. Nous avons tellement donné pour que le programme continue d'augmenter! »

Il y a des jours où je veux être Jeanne d'Arc et me battre pour que l'immersion continue et d'autres jours ou je me dis : "j'ai fait mon temps, j'ai donné ce que j'avais à donner, faut que j'aille voir ailleurs".

Annie Bouchard, enseignante à l'école W. L. Seaton de Vernon, dans l'Okanagan

Volonté ferme des parents

Malgré les difficultés vécues dans les écoles, les chiffres démontrent que les parents sont toujours au rendez-vous et font l'impossible pour faire entrer leurs enfants en immersion.

Leur intérêt marqué repose sur les données de Statistique Canada, selon lesquelles une personne qui maîtrise le français et l'anglais gagne en moyenne 10 % de plus quand elle est sur le marché du travail et que le taux de chômage est plus bas chez les personnes bilingues.

C'est facile de comprendre que si on parle deux langues, on a plus de choix et plus d'opportunités que si on n'en parle qu'une seule. C'est un gros outil de plus à donner aux enfants.

Annie Bouchard, enseignante à l'école W. L. Seaton de Vernon, dans l'Okanagan

Colombie-Britannique et Yukon

Éducation