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Le Conseil de sécurité de l’ONU se penchera sur la Syrie vendredi

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Des enfants dans le camp de réfugiés de Kelbit, dans la province d'Idlib

Photo : Reuters / Osman Orsal

Agence France-Presse
Prenez note que cet article publié en 2018 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Les membres du Conseil de sécurité des Nations unies se réuniront vendredi pour discuter de la situation d'Idlib en Syrie, à la demande des États-Unis, qui président l'instance onusienne pendant le mois de septembre. L'ambassadrice américaine à l'Organisation des Nations unies (ONU), Nikki Haley, en a fait l'annonce mardi.

La question d'Idlib est « sérieuse », a-t-elle souligné lors d'une conférence de presse. La diplomate a précisé qu'une majorité des membres de l'ONU étaient en faveur d'une telle réunion.

Nikki Haley a rappelé les récents avertissements du président américain Donald Trump sur un éventuel recours à l'arme chimique par le régime syrien pour reprendre le contrôle de la province d'Idlib avec le soutien des Russes.

Washington, Londres et Paris ont menacé de recourir à la force contre l'armée syrienne, comme ils l'ont déjà fait cette année lors d'attaques chimiques présumées dans la Ghouta orientale, près de Damas.

« Le président dit à l'Iran, à la Russie et [au président syrien Bachar Al-]Assad de ne pas attaquer. Ne laissez pas une attaque chimique se dérouler contre la population d'Idlib », a ajouté Nikki Haley, faisant référence aux propos de M. Trump.

« Ils ne peuvent intervenir avec des armes chimiques », a-t-elle martelé.

« Si des armes chimiques sont utilisées, les États-Unis répondront. »

— Une citation de  Nikki Haley, ambassadrice américaine à l'ONU

Idlib est le dernier bastion rebelle syrien. Le régime Al-Assad cherche à le reconquérir après avoir chassé rebelles et djihadistes de plusieurs autres grands fiefs qu'ils contrôlaient en Syrie.

Selon l'ONU, une offensive contre la province d'Idlib, où vivent quelque 2,9 millions de personnes, pourrait faire jusqu'à 800 000 déplacés et provoquer « une catastrophe humanitaire ».

Le conflit en Syrie, déclenché en 2011 avec la répression par le régime de manifestations prodémocratie, a déjà fait plus de 350 000 morts et des millions de déplacés et de réfugiés.

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