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Le Conseil des écoles fransaskoises fait le point en cette journée de rentrée scolaire

Deux hommes, en costume cravate, assis derrière des micros avec en arrière-plan une affiche d'ICI Saskatchewan.
Ronald Ajavon (à gauche) et Bernard Roy (à droite) en entrevue à l'émission « Point du jour ». Photo: Radio-Canada

L'année scolaire 2018-2019 est officiellement lancée en Saskatchewan et elle promet d'être riche en nouveautés pour les parents et les élèves fransaskois, particulièrement pour ceux de Regina.

« C’est la première fois que ça existe dans le Conseil, dans une même communauté, qu’il y a deux écoles élémentaires. C’est un changement et, dans tous changements, il y a de l’incertitude », affirme le directeur général de l'Éducation au Conseil des écoles fransaskoises (CEF), Bernard Roy.

L’ouverture d’une deuxième école francophone à Regina a occasionné le transfert d’une douzaine d’enseignants de l’École élémentaire Monseigneur de Laval à l’École du Parc. Des postes ont aussi dû être pourvus par l’embauche de quatre enseignants originaires de l’extérieur.

Le personnel transféré d’une école élémentaire à une autre se demandait notamment si l’École du Parc serait munie des mêmes services et des mêmes ressources. Des préoccupations auxquelles M. Roy répond : « Chaque école est pourvue du matériel dont elle a besoin. »

Il ajoute avoir vu beaucoup de personnes « très heureuses » ces derniers jours.

Défis liés à l'embauche d'enseignants

MM. Roy et Ajavon ont aussi profité de leur passage dans les studios de Radio-Canada à Regina pour discuter des défis liés à l’embauche d’enseignants francophones.

Ronald Ajavon affirme qu’il a été difficile cette année de trouver du personnel. Des 17 nouveaux enseignants au CEF, certains sont originaires de la Saskatchewan, alors que d’autres proviennent de l’extérieur.

« On est toujours très heureux d’accueillir les nôtres dans nos écoles et aussi plusieurs enseignants qui viennent d’autres provinces et qui ont un excellent parcours. On est sûr qu’ils feront un excellent travail dans nos salles de classe », souligne pour sa part M. Roy.

M. Ajavon poursuit en précisant que la priorité du Conseil des écoles fransaskoises est d’embaucher des enseignants saskatchewanais. « On essaie de continuer de [conclure] des ententes et des partenariats pour trouver une manière d’ouvrir davantage nos portes aux étudiants du baccalauréat », dit-il.

Mais, lorsque la demande d’enseignants est plus grande que l’offre, le CEF n’a d’autres choix que de recruter dans d’autres provinces et même d’autres pays. Bernard Roy, directeur général de l’Éducation au CEF, assure cependant que ces nouveaux arrivants sont bien encadrés.

« Toute personne qui est embauchée au Conseil est accompagnée pour comprendre les programmes d’études, explique-t-il. C’est certain que, lorsqu’on vient de la Saskatchewan, on a déjà une expérience des programmes d’études, mais toute personne qui vient s’ajouter à l’équipe [doit s'adapter à la] culture de travail qui existe chez nous. »

M. Roy rappelle que la réalité des élèves fransaskois est bien différente de celle des élèves au Québec, par exemple. « On doit aller chercher le personnel compétent en français qui peut aussi comprendre la réalité de vivre en milieu minoritaire et offrir tous les outils nécessaires pour nos élèves », indique-t-il.

Les rénovations à l’École du Parc respectent le budget

M. Ajavon affirme que le coût des rénovations à l’École du Parc respecte le budget fixé.

« On parle d’environ 1 million de dollars qui sont pris intégralement en charge par le gouvernement de la Saskatchewan, dit-il. Pour ce que je peux vous dire, en date de vendredi dernier, on était encore dans le budget qui nous a été alloué. »

Pour ce qui est de l’entente des coûts de location des locaux de l’école, Ronald Ajavon est encore une fois porteur de bonnes nouvelles. « Oui, on est arrivé à une entente pour la location des locaux, dit-il. On parle d’une centaine de milliers de dollars auxquels s’ajoutent les dépenses usuelles, soit l’électricité et le chauffage. Donc 150 000 $ à peu près. »

Une nouvelle école permanente : les pourparlers se poursuivent

La semaine dernière, le Collectif des parents inquiets et préoccupés de la Saskatchewan (CPIP) a fait une sortie publique pour annoncer qu’il militait toujours pour l’ouverture d’une nouvelle école francophone à Regina.

Ronald Ajavon confirme que le CEF « travaille toujours avec le gouvernement pour trouver des solutions et plusieurs rencontres ont eu lieu et continueront d’avoir lieu avec les différents membres du ministère ».

Bernard Roy abonde dans le même sens, soulignant qu’une solution à long terme est nécessaire, puisque « l’École du Parc est louée de façon temporaire ».

Questionnés par l’animatrice de Point du jour, quant à leur optimisme face au délai de 3 ans fixé pour la construction de la nouvelle école sera respecté, les deux hommes ont eu un moment d’hésitation.

M. Ajavon a finalement répondu en affirmant que le CEF « va continuer à réitérer au ministère [de l’éducation] l’importance de trouver une solution à ces défis-là assez rapidement ».

Pas de frais de prématernelle

Le directeur de l’Éducation au CEF, Bernard Roy, confirme qu’il n’y aura pas de frais pour la prématernelle. Cette décision est valide pour un an.

« On sait qu’il est important que la préparation linguistique se fasse le plus vite possible dans la petite enfance, ce qui comprend les CEPE, la prématernelle et la maternelle à temps plein pour mettre toutes les chances du côté de l’enfant pour sa réussite », dit-il.

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