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Enjeux environnementaux : des internautes interpellent les politiciens

Le fleuve Saint-Laurent avec, au loin, un ciel rosé avec quelques nuages
Plusieurs personnes reprochent aux principaux partis d'ignorer les enjeux environnementaux urgents. Photo: Radio-Canada / Jérôme Labbé

Estimant que les questions environnementales sont les grandes oubliées en ce début de campagne électorale, plusieurs internautes ont remplacé leur photo de profil sur les réseaux sociaux par un « rond vert » ou un cadre photo « Élections 2018 : Parlons environnement » pour ramener cet enjeu au coeur des débats.

Un texte de Gabrielle Proulx

« Je tenais à envoyer un signal fort aux partis politiques. [...] On parle de familles, d’aînés, mais pas d’environnement », constate Joan Hamel, l'une de ces personnes qui ont changé sa photo de profil sur Facebook.

« J'ai seulement mis ma photo couverture en vert, parce que l'environnement n'est jamais évoqué en campagne. Cette année, avec notre été torride, je pense que ça donne du "jus" au mouvement pour qu'on en parle davantage », note Simon Jolivet, chargé de cours à HEC Montréal.

Bande verte où est inscrit le message : « Élections 2018 : parlons environnement #polqc »Un exemple de bande ajoutée à une page Facebook visant à réclamer que la question des changements climatiques soit abordée durant la campagne électorale. Photo : Facebook

Patrick Bonin, responsable de la campagne Climat-Énergie à Greenpeace Canada, affirme que ce type de mouvement est une « excellente nouvelle » et demeure très « révélateur » quant à la volonté de changement des électeurs.

« Tous les signaux sont au rouge », et ce qu’on propose « c’est un remède à la sauce homéopathique, alors ce que ça prend, c’est un remède de cheval », soulève M. Bonin.

Il précise aussi que l’environnement reste une priorité chez les jeunes de 18-34 ans, comme l’indiquent d'ailleurs les données de la Boussole électorale parmi les répondants de ce groupe d’âge.

Une initiative spontanée

C’est Zoé Dumais, chargée de cours en musique à l’Université du Québec à Montréal (UQAM), qui a lancé l’initiative de son propre chef, le 27 août dernier.

Dans son plaidoyer « À COUPS DE POINTS VERTS : L’environnement comme enjeu électoral s’il vous plaît », elle souligne que « ce petit geste simple et collectif se veut une demande claire aux médias et aux politiciens », en prévision des élections du 1er octobre.

Mme Dumais, qui ne représente aucun parti politique ou groupe écologique, affirme « qu’on ne peut pas accepter de foncer tout droit dans un mur » lorsqu’il s’agit d’environnement.

Sur sa page personnelle, elle fait pourtant la promotion de l'initiative VireAuVert.org, une campagne de mobilisation à l’initiative d’Équiterre et de la Fondation David Suzuki en collaboration avec WWF-Canada, Nature Québec et de nombreux partenaires locaux et comités citoyens.

Or, ce type de promotion ne contrevient pas à la Loi électorale, puisqu’elle n’engage aucune dépense.

En période électorale, seuls les agents officiels des personnes candidates et des partis politiques autorisés peuvent faire des dépenses en vue de favoriser ou de défavoriser l’élection de ces derniers.

Appel de 200 personnalités

Pendant ce temps, 200 personnalités, allant de Charles Aznavour à la chanteuse québécoise Diane Dufresne, ont signé une lettre publiée dans Le Monde pour inviter les gouvernements à prendre les enjeux environnementaux au sérieux.

« Il est rassurant de constater que des personnalités utilisent leur influence et les tribunes qui leur sont offertes pour rappeler qu'il y a urgence d'agir, qu'il n'est pas trop tard pour éviter le pire et que les gouvernements doivent proposer des solutions qui sont à la hauteur de la crise et du défi climatique planétaire », se réjouit Patrick Bonin.

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