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Boussole électorale : « Neutre, c’est une position »

Certains internautes sont parfois durs envers la Boussole électorale : « biaisée », « tendancieuse », « manipulation », mais ces commentaires découlent plutôt d'incompréhensions de l'outil, estime l'entreprise Vox Pop Labs qui l'a conçue.

La Boussole électorale compare votre position à celles de différents partis politiques selon une série de questions portant sur les enjeux de l’élection. Certains utilisateurs de l’outil d’éducation politique s’interrogent cependant sur son fonctionnement, ou s’étonnent des réponses qu’ils obtiennent.

Une visualisation de la Boussole

Répondre « Neutre » à toutes les questions vous situe au centre de l'échiquier politique, tout près du PLQ et de la CAQ.

Photo : Radio-Canada

Par exemple, en répondant « Ni plus ni moins » ou « Neutre » aux 30 propositions de la Boussole – et à celles qui s’ajoutent parfois quotidiennement –, vous êtes placé directement au centre de l’échiquier politique.

Votre position se rapproche également de celles du Parti libéral du Québec et de la Coalition avenir Québec. Et c’est tout à fait normal.

« Neutre, c’est une position à un enjeu », rappelle le professeur de sciences politiques Yannick Dufresne, qui a collaboré à la conception de la Boussole électorale. « Et il y a des partis politiques qui sont plus proches de cette position-là. »

Par ailleurs, l’absence d’opinion indiquée par la catégorie de réponse « Ne sais pas » ne permet pas de calculer votre positionnement politique. « Vous n'avez pas fourni suffisamment d'informations pour calculer un résultat. Veuillez reprendre le sondage », répond alors la Boussole électorale.

Un algorithme au travail

La Boussole électorale a été élaborée par l’entreprise Vox Pop Labs, une organisation indépendante et non partisane dotée d'une équipe de politologues.

Les résultats sont générés par un algorithme, créé dans un premier temps pour positionner les différents partis politiques selon deux axes : identitaire et socio-économique.

Un bon algorithme minimise les décisions arbitraires des concepteurs, ce qui minimise aussi les biais.

Yannick Dufresne, Université Laval

« Ce n’est pas nous qui décidons où sont placés les partis, rappelle le politologue. C’est l’opinion publique, les sondages, les analyses de données qui nous donnent les deux dimensions, puis où se placent les partis. »

Les positions des partis sont aussi établies en fonction de leurs programmes et de différentes déclarations publiques. Les partis ont également été invités à valider les résultats, ajoute Yannick Dufresne.

Le chercheur tient à souligner que le fonctionnement de la Boussole électorale est basé sur une démarche rigoureuse et scientifique. Selon lui, l'algorithme a prouvé son efficacité puisque le positionnement des partis sur l’échiquier politique change peu même avec des questions différentes.

Et vous?

L’algorithme analyse ensuite vos réponses en suivant la même logique.

Il est par ailleurs tout à fait attendu que les résultats de la Boussole changent légèrement d’une visualisation à l’autre, étant basés sur divers postulats.

« Quand on donne un résultat à un individu, la responsabilité est grande, estime Yannick Dufresne. Ce qu’on fait, c’est donner une multitude d’angles pour que l'utilisateur puisse mieux comprendre ses positions comparativement aux partis politiques. »

L’analyse se restreint à des enjeux particuliers, qui peuvent ne pas refléter avec précision votre affiliation politique.

Votre vote ne dépend que de vous

La Boussole électorale ne vous indique pas pour qui voter.

Vous pourriez cependant être surpris de constater que vos positions se rapprochent de celles d’un parti politique ou de plusieurs. L’outil vise à vous inciter à découvrir leurs plateformes.

La Boussole ne tente pas non plus de prédire pour qui vous allez voter. « Le postulat de base de la Boussole, souligne Yannick Dufresne, c’est de voir comment les gens se positionnent par rapport aux enjeux. »

Le vote vous appartient. Beaucoup de facteurs entrent d’ailleurs en jeu quand vient le temps de valider son choix le jour du scrutin, que ce soit la confiance envers le chef ou la tradition partisane, énumère le professeur de sciences politiques.

Plus de 200 000 réponses reçues

Jusqu'à maintenant, plus de 200 000 personnes se sont prêtées à l’exercice de la Boussole électorale.

Toutes les données recueillies peuvent être utilisées à des fins de recherche. Il est impossible d’identifier les répondants d'après leurs réponses.

Aucune information n’est en outre vendue à des tiers.

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