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Défilé de la fête du Travail : salaire minimum et Phénix au coeur des revendications

Des gens marchent dans les rues d'Ottawa avec des pancartes.

Des centaines de travailleurs et de représentants syndicaux ont défilé dans les rues d'Ottawa lundi pour célébrer la fête du Travail.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Des centaines de travailleurs et de représentants syndicaux ont défilé dans les rues d'Ottawa lundi pour célébrer la fête du Travail. Ils voulaient fêter leurs acquis, tout en soulignant le travail qui reste à accomplir dans de nombreux dossiers, comme le salaire minimum à 15 $ l'heure et le dénouement de la saga du système de paye Phénix.

Nous, on pousse pour le salaire à 15 $ à l'échelle nationale, a expliqué Jason Murphy, adjoint au président au Congrès du travail du Canada. On pense que c'est un point de départ pour les travailleurs.

L'Ontario est l'une des provinces qu'il cite en exemple, puisque le salaire minimum devait atteindre ce seuil en 2019, une mesure mise en place par le gouvernement libéral alors qu'il était au pouvoir. Après son élection le 7 juin, le premier ministre de la province, Doug Ford, est toutefois revenu sur cette décision pour conserver le salaire minimum à 14$ l'heure.

Le choix du gouvernement progressiste-conservateur a été critiqué par plusieurs participants pendant le défilé. Ils s'inquiètent de l'impact sur les travailleurs les moins bien nantis.

Avec l'élection de Doug Ford, je pense que beaucoup de nos droits comme travailleurs peuvent être mis à risque. On doit s'organiser à l'avance.

Trycia Bazinet, vice-présidente académique de l'Association des étudiants aux études supérieures à l'Université de Carleton

J'ai parlé avec plusieurs entrepreneurs qui ne sont pas d'accord [avec la décision du gouvernement Ford]. Ils croient que de payer un bon salaire aux travailleurs permet une meilleure rétention, ce qui signifie moins de coûts de formation et les gens peuvent acheter de la nourriture pour eux et leur famille. C'est important et c'est ce que nous célébrons aujourd'hui, a souligné Joel Harden, député néo-démocrate d'Ottawa-Centre.

Le salaire à 15 $ l'heure s'est aussi invité dans la campagne électorale québécoise, où le Parti québécois a promis d'atteindre ce seuil de façon progressive au cours d'un premier mandat. De passage à Gatineau, les porte-paroles de Québec solidaire se sont engagés à faire la même chose, mais dès 2019.

Le salaire minimum au Québec est chiffré à 12 $ l'heure depuis le 1er mai.

Évidemment, les demandes qu'on avait, c'était un salaire immédiatement à 15 $, ajoute M. Murphy. On aurait préféré que ce soit plus rapide, parce que les travailleurs en ont besoin maintenant. C'est de l'argent qu'ils réinvestissent dans la société après avec leurs achats.

En finir avec Phénix

Du haut du char de l'Institut professionnel de la fonction publique du Canada, la présidente Debi Daviau scandait en anglais et en français les mêmes slogans sur le système de paye Phénix du gouvernement fédéral.

C'est le temps de finir Phénix, a-t-elle répété à de nombreuses reprises aux gens présents aux abords du parcours. Assez, c'est assez, a ajouté Mme Daviau en entrevue.

Ses membres attendent depuis plus de deux ans pour une solution, une situation inacceptable selon elle. On se bat encore pour avoir un nouveau système de paye pour les fonctionnaires fédéraux. Il faut absolument remplacer Phénix avec toutes les solutions qui sont disponibles, a martelé Mme Daviau.

Une des avenues qu'elle aimerait qu'Ottawa explore est l'utilisation du système de paye de l'Agence du revenu, d'abord pour les employés de ce département puis possiblement pour l'ensemble des fonctionnaires.

Patrick St-George avait le même type de revendications pour la fête du Travail. C'est toujours un problème chaque joue de paye, chaque deux semaines, j'ai des membres qui viennent me parler, a expliqué le troisième vice-président national du Syndicat de l'agriculture.

Il souhaite que le gouvernement agisse rapidement et trouve lui-même des solutions à ce problème qui, insiste-t-il, coûte cher à l'ensemble des Canadiens.

Avec les informations de Stéphane Leclerc et Martin Robert

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