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  • Exclusif
  • Le CIUSSS de l'Estrie-CHUS s'attaque à la cyberdépendance chez les jeunes

    Le Défi 5@8 sans écrans vise à prendre conscience de l’omniprésence des écrans dans nos vies.

    Photo : iStock / monkeybusinessimages

    Radio-Canada

    Le CIUSSS de l'Estrie-CHUS met en place un nouveau programme de soutien pour traiter spécifiquement la cyberdépendance chez les jeunes. Le service sera disponible au cours des prochaines semaines et il est destiné aux personnes âgées entre 15 et 35 ans pour qui Internet a pris trop de place dans leur vie.

    Le programme comprend 12 rencontres de groupe dans lesquelles autant de thématiques seront abordées. « Le programme est fait pour que le jeune puisse intégrer le groupe n'importe quand. Ils peuvent arriver à la sixième semaine et faire toutes les thématiques pour finir la boucle à la cinquième thématique », explique le coordonnateur des services de proximité en santé mentale et en dépendance au CIUSSS de l'Estrie-CHUS, Richard Vaillancourt.

    Internet, sous toutes ses formes, fait partie du quotidien de tous, mais pour certains, les nouvelles technologies peuvent devenir un réel problème. « Si le jeune commence à avoir des problèmes au niveau de ses études parce qu'il passe trop de temps sur internet, s'il a délaissé ses sports, ses intérêts, s'il ne mange plus en famille parce qu'il ne fait que s'isoler et part avec son assiette devant son écran, si on voit que le jeune dort moins, c'est plein d'indices que l'internet commence à l'envahir et à avoir des conséquences », indique-t-il.

    Ce dernier soutient même que certaines personnes se réveillent la nuit pour s'assurer de n'avoir rien raté sur leurs réseaux sociaux.

    Les services en santé mentale reçoivent de plus en plus de demandes en lien avec la cyberdépendance depuis quelques années. « Au niveau des jeunes, ça prend une place considérable. À peu près, le tiers de nos demandes jeunes sont en lien avec la cyberdépendance et les deux tiers des demandes des parents sont en lien avec ça », explique M. Vaillancourt.

    Le CIUSSS de l'Estrie-CHUS documente la problématique depuis quatre ans.

    Sevrage semblable aux drogues et alcool

    Selon Richard Vaillancourt, le sevrage des technologies, au plan psychologique, est le même que celui relié à une dépendance aux drogues ou à l'alcool. « On peut retrouver une augmentation de l'anxiété, de l'agressivité, des gens peuvent même s'effondrer en dépression. On ne peut pas dire qu'on a juste à fermer la machine et couper l'internet parce qu'on va se retrouver avec de gros problèmes. Surtout si c'est une décision que prend un parent pour aider son jeune. Il va seulement aller ailleurs pour aller sur internet. »

    Pour avoir accès au service, les personnes peuvent téléphoner directement au Centre Jean-Patrice-Chiasson, au CLSC ou au 811 pour avoir des références.

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