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Sommet du G7 : des véhicules de la GRC liquidés à prix d'aubaine

Des véhicules de marque Chevrolet Suburban en vente sur GCSurplus.

Des véhicules de marque Chevrolet Suburban en vente sur GCSurplus

Photo : Image tirée du site GCSurplus

Radio-Canada

La Gendarmerie royale du Canada (GRC) vendra près de 95 % des véhicules qu'elle a achetés pour le Sommet du G7, parfois sous le prix d'évaluation.

Un texte de Maxime Corneau

Pour les besoins opérationnels du Sommet du G7, la GRC a acheté 631 véhicules; une flotte d’une valeur de 23 millions de dollars.

Moins de trois mois après la clôture du Sommet, l’agence fédérale a entamé la vente de 591 véhicules jugés excédentaires. Ces unités seront toutes vendues à l’encan du gouvernement fédéral GCSurplus.

Des prix compétitifs

Dans une réponse écrite, la GRC affirme que le prix de revente des véhicules a été évalué en fonction du Canadian Black Book, mais que « le prix obtenu à la revente est dicté par la demande dans le marché des véhicules d’occasion ». Le prix de vente final est scellé par la surenchère des internautes.

On peut lire sur le site de GCSurplus que certains de ces véhicules excédentaires se sont déjà vendus à un coût bien moindre que les estimations du Canadian Black Book, une référence en évaluation utilisée par la majorité des concessionnaires automobiles du pays.

Notamment, on constate qu’un Chevrolet Suburban affichant 2390 km à l'odomètre a été vendu le 31 août à 58 567 $, tandis que le Canadian Black Book estime sa valeur à 67 325 $.

Dans un autre dossier, une Toyota Sienna ayant roulé 1056 km a été vendue le 30 août au prix de 34 916 $, alors que sa valeur marchande est de 40 375 $, toujours selon le Canadian Black Book.

Les descriptions de véhicules indiquent toutefois que de petits trous ont été percés à divers endroits sur les voitures afin d’installer de l’équipement policier lors du Sommet du G7.

Des trous dans la carrosserie d'un véhicule après réparation.

Des trous dans la carrosserie d'un véhicule après réparation.

Photo : Image tirée du site GCSurplus

« Incontestablement une aubaine »

Pour le chroniqueur automobile Philippe Laguë, nul doute que de tels prix sont une occasion à saisir pour un consommateur qui cherche un véhicule dans l'immédiat.

« Si j’avais besoin d’une minifourgonnette, j’achèterais la Sienna à 34 900 $! C’est sûr! C’est vraiment un prix très intéressant, explique-t-il. C’est comme un véhicule neuf, au prix d’un usagé. Ils ont tellement peu servi, ils ont tellement peu de millage. »

Selon le chroniqueur, un collectionneur pourrait même s’intéresser à la valeur historique de la participation au G7 pour que son bolide prenne de la valeur d’ici quelques décennies.

Le prix de gros?

Le vice-président de la recherche pour Canadian Black Book, Bryan Murphy, confirme que ces prix de vente sont en deçà de la valeur du marché.

Il rappelle toutefois que les ventes effectuées par le gouvernement sont souvent faites avec des entreprises qui chercheront à tirer profit de la vente, comme des maisons d’encan.

Selon lui, les prix des véhicules doivent être alléchants pour que des concessionnaires et encanteurs s’y intéressent.

La GRC n’a pas souhaité commenter le dossier davantage que dans sa réponse écrite. « Les recettes de la vente de véhicules viendront réduire les dépenses liées au Sommet du G7 », peut-on lire dans le courriel.

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