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Examen des infirmières : Blaine Higgs promet une procédure équitable

Les mains d'une infirmière, avec des gants verts, qui tient de la gaze.

L'examen d'accréditation des infirmières au Nouveau-Brunswick est le NCLEX-RN, conçu aux États-Unis. Au Canada, il est révisé et traduit par des Canadiens.

Photo : Radio-Canada / Julie Tremblay

Radio-Canada
Mis à jour le 

Le chef du Parti progressiste-conservateur du Nouveau-Brunswick, Blaine Higgs, promet d'améliorer le processus d'accréditation des infirmières s'il remporte les élections.

De passage à l’Hôpital de Moncton, lundi après-midi, M. Higgs a pris l’engagement de former et de maintenir en poste plus d’infirmières, en travaillant avec leur syndicat, les deux réseaux de santé et les universités.

Il veut éliminer les obstacles à l'accréditation des infirmiers et infirmières du Nouveau-Brunswick, notamment en assurant une procédure d'examen équitable et professionnelle pour tous les étudiants en sciences infirmières du Nouveau-Brunswick, peut-on lire dans le communiqué de son parti.

Blaine Higgs donne une conférence de presse devant l'Hôpital de Moncton.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le chef progressiste-conservateur, Blaine Higgs, veut réduire de moitié le temps d'attente des Néo-Brunswickois pour certaines chirurgies.

Photo : Radio-Canada / Guy R. LeBlanc

En conférence de presse, Blaine Higgs explique qu’il veut discuter avec les intervenants pour identifier le problème. Si la traduction de l’examen est le problème ou s’il faut un nouvel examen, ça ne devrait pas être un processus difficile, dit-il.

L'examen NCLEX d'accréditation des infirmières au Nouveau-Brunswick est controversé en raison du taux d'échec élevé chez les francophones. La commissaire aux langues officielles a mené une enquête et conclu que l'examen défavorise nettement les candidats francophones. Elle a notamment affirmé qu’il existe un écart considérable entre le français et l'anglais quant aux ressources de préparation à l’examen.

La commissaire souligne dans son rapport que les taux de réussite à la première tentative pour les diplômées de l’Université de Moncton ont chuté considérablement lors de l’instauration de l’examen NCLEX (de 91  % en 2014 à 32 % en 2015).

Cela me dit que quelque chose a considérablement changé. Si le programme de formation n’a pas changé, il y aurait quelque chose dans l’examen qui n’était pas enseigné ou qui n’aurait pas dû être dans l’examen. C’est l’un ou l’autre, affirme Blaine Higgs.

Deux poursuites ont été lancées à la suite de la production du rapport d'enquête de la commissaire aux langues officielles, l'une par des organismes acadiens contre l'examen NCLEX, l'autre par l'Association des infirmières et des infirmiers du Nouveau-Brunswick contre le rapport de la commissaire.

Réduire le temps d'attente pour certaines chirurgies

Blaine Higgs a aussi pris l’engagement de réduire de moitié le temps d’attente pour les remplacements de la hanche, les arthroplasties du genou et les chirurgies gynécologiques. Le temps d'attente pour un remplacement de la hanche ou du genou est particulièrement long en Atlantique.

Le Parti progressiste-conservateur estime le coût de cette promesse à 23,9 millions de dollars sur 4 ans, pour l’embauche et l’emploi de 10 médecins spécialistes, de 8 médecins de famille et de 6 adjoints au médecin.

Abolir les numéros de facturation

Le chef progressiste-conservateur veut recruter plus de médecins, notamment en éliminant le système de numéros de facturation, qu’il juge désuet. Le système sert à rémunérer les médecins par l’entremise de l’assurance-maladie provinciale et à savoir à quel endroit ils travaillent dans la province.

Nous nous assurerons qu'on s'occupe des communautés rurales. Il y a d'autres provinces qui ont aussi des communautés rurales et qui gèrent leur système de santé ainsi. Je suis certain qu'on peut le faire aussi au Nouveau-Brunswick, a déclaré Blaine Higgs lundi.

La Société médicale du Nouveau-Brunswick a pris position contre le système de numéros de facturation (Nouvelle fenêtre) dans un document dévoilé peu avant le déclenchement de la campagne électorale. L’abandon du système ne nuirait pas aux services de santé en milieu rural, selon le Dr Serge Melanson, président de la Société médicale.

Serge Melanson en entrevue devant l'Hôpital de MonctonAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le Dr Serge Melanson, président de la Société médicale du Nouveau-Brunswick, estime qu'il est grand temps de réviser le système de rémunération des médecins.

Photo : Radio-Canada

Le recrutement, surtout dans les régions rurales, c’est toujours un défi. Mais quand même, on a un système où on est en train de limiter l’emplacement des médecins. On ne voit pas que les problèmes sont partis. Alors, il faut une stratégie plutôt complexe, plutôt [exaustive] pour vraiment agir sur ce dossier. De toute façon, après une pratique de 30 ans, si un département tel quel n’est pas capable de réfléchir qu’après 30 ans ça vaut la peine de regarder de nouveau pour voir si ça fonctionne, je pense que c’est bien le temps de le faire, affirme le Dr Melanson.

Le chef libéral, Brian Gallant, a aussi promis, vendredi dernier, d’améliorer le recrutement de médecins, mais sans renoncer aux numéros de facturation. C’est selon lui un moyen d’assurer la présence de médecins en milieu rural.

Brian Gallant veut moderniser les lois du travail

Le chef du Parti libéral, Brian Gallant, promet de mener un exercice de modernisation des lois touchant au travail pour que les travailleurs du Nouveau-Brunswick aient au moins la même protection que les autres au pays.

Brian Gallant donne une conférence de presse entouré de travailleurs et travailleusesAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Une meilleure protection pour les travailleurs au Nouveau-Brunswick mènera à une économie plus équitable, selon Brian Gallant.

Photo : Radio-Canada

De passage à Saint-Jean, lundi matin, M. Gallant a promis de consulter des intervenants du milieu syndical pour atteindre ce but.

Avec les discussions qui vont avoir lieu pour moderniser ces lois, j’ai bien hâte d’entendre leurs préoccupations, leurs idées, leurs suggestions de comment on peut améliorer ces lois pour renforcer notre économie et la rendre plus équitable, a déclaré Brian Gallant.

Les lois en question sont les suivantes :

  • Loi sur les normes d’emploi;
  • Loi sur l’hygiène et la sécurité au travail;
  • Loi sur les relations industrielles;
  • Loi relative aux relations de travail dans les services publics;
  • Loi sur la fonction publique.

Quant à des exemples de changements que l’on pourrait voir ces prochaines années, le chef libéral a fait allusion aux réalisations de son gouvernement.

En faisant un dialogue avec le mouvement des travailleurs et travailleuses, nous avons pu faire de vrais gains, selon moi, pour créer des environnements plus propices ici, au Nouveau-Brunswick, créant ainsi une économie plus équitable et plus d’opportunités économiques, a affirmé Brian Gallant.

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