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Bannir les armes de poing n’aurait « aucun impact », selon des policiers de Toronto

Des armes de poing et des armes d'assaut

Photo : iStock

Radio-Canada

Alors que les élus à Toronto et à Montréal pressent le fédéral de bannir les armes de poing, le président de l'Association des policiers de Toronto affirme qu'un tel interdit ne servirait à rien.

Toronto a été frappée par une série de fusillades cette année et le maire John Tory a fait d'un interdit des armes de poing son cheval de bataille, à l'approche des élections municipales d'octobre.

Le conseil municipal de Montréal a fait une demande similaire auprès d'Ottawa.

Toutefois, pour Mike McCormack, de l'Association des policiers de Toronto, bannir ces armes à feu représenterait au mieux un geste symbolique.

L'ancien agent souligne que les criminels font déjà face à un ensemble de lois et de sanctions pour l’usage d’une arme à feu.

Ça n’aurait aucun impact sur quelqu’un qui veut acheter une arme à feu illégale et s’en servir pour tirer sur une autre personne ou la tuer.

Mike McCormack, président de l'Association des policiers de Toronto

M. McCormack pense qu’il faut plutôt bonifier les effectifs de la police et investir dans les programmes sociaux.

Le fédéral étudie la question

Deux hommes derrière un podium.

Le ministre fédéral de la Sécurité frontalière et de la Réduction du crime organisé, Bill Blair, et le maire de Toronto, John Tory, en conférence de presse le 3 août.

Photo : La Presse canadienne / Chris Young

De son côté, le nouveau ministre fédéral de la Sécurité frontalière et de la Réduction du crime organisé, Bill Blair, a reçu le mandat du premier ministre Justin Trudeau d’étudier la possibilité de bannir les armes de poing et d'assaut au pays.

Selon un porte-parole de M. Blair, cet examen se poursuit : La violence armée inquiète beaucoup le public et les Canadiens s’attendent à ce que le gouvernement prenne des mesures adéquates.

Les libéraux fédéraux ajoutent qu'ils investissent dans la lutte contre le trafic des armes à la frontière canado-américaine, en plus de chercher à resserrer la vérification des antécédents des demandeurs de permis d'arme grâce au projet de loi 71, qui est toutefois critiqué.

Plus tôt cet été, le ministre fédéral de la Sécurité publique, Ralph Goodale, avait par ailleurs tempéré les attentes au sujet d'un interdit relativement aux armes de poing, affirmant que cela nécessiterait une « réforme importante du Code criminel ».

Armes de poing et fusillades

Des armes de poing ont été utilisées dans le cadre de 130 homicides au pays en 2016, un sommet en plus de 10 ans, selon Statistique Canada. Le chef de police de Toronto, Mark Saunders, mentionne qu'environ la moitié des armes à feu liées à des crimes dans la Ville Reine sont achetées légalement au Canada, puis revendues illégalement.

Même si ça ne permettrait que de sauver une vie ou d'empêcher une fusillade, affirme le maire Tory, [bannir les armes de poing] est une idée à explorer.

Mike McCormack, de l'Association des policiers, rétorque que le problème est « complexe » et qu'il n'y a pas de « solution magique ».

Avec les informations de CBC

Politique fédérale

Justice et faits divers