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Le PLQ rejoint les autres partis et promet Internet haute vitesse sur tout le territoire

Un gros plan sur un routeur sans fil sur un fond noir.
Internet sera disponible dans toutes les régions du Québec en 2020, promet Philippe Couillard. Photo: iStock
Radio-Canada

À l'instar des autres partis politiques, le Parti libéral du Québec (PLQ) compte lui aussi offrir, s'il est réélu, une connexion Internet haute vitesse, ainsi qu'une couverture cellulaire sur l'ensemble du territoire québécois.

Un texte de Romain Schué

D’ici 2020, les régions québécoises seront « 100 % branchées », promet le chef libéral Philippe Couillard.

Environ 10 % de la population vivant dans des zones plus éloignées ou à faible densité n’aurait pas accès à ce jour à Internet haute vitesse, selon le PLQ.

« En 2018, nous ne pouvons plus accepter que des Québécoises et des Québécois ayant choisi de vivre dans une région rurale ne puissent avoir accès à Internet haute vitesse et à un réseau de téléphonie cellulaire efficace », a expliqué lundi le chef libéral, aux Îles-de-la-Madeleine.

Le PLQ assure que s'il est reporté au pouvoir, l’entièreté des citoyens pourra bénéficier d’Internet à haut débit (50 Mb/s en téléchargement) et 90 % de la population profitera du très haut débit (100 Mb/s en téléchargement et 20 Mb/s en téléversement) dans les deux prochaines années.

Ce délai tranche légèrement avec celui de la Coalition avenir Québec (CAQ), qui a annoncé vendredi vouloir investir 400 millions pour offrir un tel accès avant 2022.

Nouvel investissement de 200 millions

Il reste 240 000 foyers à brancher à la grandeur de la province.

Pour rendre Internet haute vitesse accessible à tous, le PLQ ajouterait 200 millions de dollars supplémentaires aux près de 300 millions déjà annoncés par le dernier gouvernement libéral en novembre 2017.

Un ministre des Régions et de la Vitalité du territoire, affecté au développement de ces infrastructures numériques, serait aussi nommé, a indiqué le chef libéral.

Le PLQ donnerait le mandat à des organismes sans but lucratif (OSBL) d'ériger des tours de transmission qui pourraient être ensuite utilisées par les entreprises de télécommunications afin de desservir tout le territoire.

« Il y a beaucoup de gens au Québec qui voudraient vivre dans un endroit plus rural, dans des plus petites communautés, mais [en raison de la nature de leur travail] si tu n'as pas accès à Internet haute vitesse, tu ne peux pas y aller. Et ça pour moi, c'est un élément d'iniquité que je veux corriger », a indiqué Philippe Couillard.

Consensus des partis

Rendre Internet et la téléphonie accessibles à tous fait consensus dans cette campagne électorale.

En plus du PLQ et de la CAQ, le Parti québécois s’est déjà engagé lui aussi à garantir un haut débit dans toute la province. Aucune annonce n’a cependant été faite pour le moment par le chef péquiste Jean-François Lisée durant cette campagne.

Pour sa part, Québec solidaire a dévoilé dimanche son intention de créer un réseau public de fibre optique, afin de garantir des prix moins élevés.

L’accessibilité à Internet et à un réseau de téléphonie cellulaire dans tout le Québec a fait l’objet de nombreuses promesses depuis plusieurs années.

En 2003 déjà, le chef libéral Jean Charest, qui venait d’être élu premier ministre, avait tenu un tel engagement.

« Avant la fin de ce mandat [2007], des connexions Internet haute vitesse seront disponibles dans toutes les régions du Québec. […] avoir accès à Internet haute vitesse, c’est aussi important aujourd’hui, en 2003, que jadis l’accès à l’hydroélectricité l’a été ou l’accès au téléphone », avait-il déclaré dans son discours d’ouverture.

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