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Éric Caire dénonce une campagne de « salissage » à son endroit

Le député de la CAQ, Éric Caire.

Le député de la CAQ, Éric Caire.

Photo : La Presse canadienne / Jacques Boissinot

Radio-Canada

Éric Caire en a assez. Après les sorties répétées des libéraux concernant le prêt de 55 000 $ du maire de L'Ancienne-Lorette consenti à son ex-conjointe, prêt duquel il était cosignataire, M. Caire a dénoncé dimanche soir une campagne « de salissage » à son égard.

Un texte de David Rémillard

Le candidat caquiste dans La Peltrie n’y est pas allé de main morte pour se faire comprendre.

Selon lui, « les ‘’goons’’ de service du Parti libéral du Québec » mènent « une opération de salissage et font de la petite politique ordurière », a-t-il pesté avec vigueur dans un message diffusé sur le réseau social Facebook.

« Ils véhiculent, par exemple, que j’ai manqué de transparence en omettant de rendre publiques des informations, alors que tous les documents que j’avais en ma possession ont été dévoilés lors de mon point de presse [mercredi] et, sciemment, ils occultent ce fait », a-t-il poursuivi.

L’opération salissage des libéraux, je l’espère, va se retourner contre eux.

Éric Caire

Les libéraux, par la voix du ministre sortant de la Santé, Gaétan Barrette, ont réclamé cette semaine à voir l’avis de la commissaire à l’éthique Ariane Mignolet dans le dossier de M. Caire, ainsi que les dispositions initiales du prêt offert par le maire Émile Loranger, il y a un peu plus d’un an.

Or, il ne semble exister aucun autre document que les correspondances rendues publiques mercredi.

La CAQ a partagé deux lettres envoyées par la commissaire au député de La Peltrie. La première, écrite en avril, pour lui signifier que le prêt qu’il avait déclaré à l’Assemblée nationale le plaçait en situation de « conflit d’intérêts potentiel » et qu’il devait le rembourser. La seconde, en juin, pour confirmer que le remboursement était complété et que la situation était « régularisée ».

Cosignataire

Comme il l’a fait lors de la conférence de presse de mercredi dernier, M. Caire a admis dimanche qu’il avait commis une erreur en apposant sa signature au bas du contrat entourant le prêt personnel.

Il s’est expliqué en rappelant une nouvelle fois que lui et son ex-conjointe, Marie-Ève Lemay, qui était alors directrice de cabinet du maire Loranger, étaient liés à une offre d’achat inconditionnelle sur une nouvelle propriété.

À leur séparation, ils devaient assumer deux hypothèques. Dans le cas Mme Lemay, elle devait de plus meubler sa nouvelle propriété. Son patron, Émile Loranger, a offert une aide financière pour la mise de fonds et l’ameublement.

« Puisque j’étais lié à l’offre d’achat de la nouvelle propriété, je devais être cosignataire de ce prêt. J’en ai moi-même informé la commissaire à l’éthique de l’Assemblée nationale, étant bien conscient que M. Loranger était un maire de ma circonscription », a insisté M. Caire.

Malgré les attaques du Parti québécois et même de l'ex-caquiste Claude Surprenant dans cette affaire, M. Caire ne fait mention que du Parti libéral dans son message.

Ce dernier n’a pas souhaité commenter davantage sur sa sortie, dimanche soir.

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