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Cannabis au campus : les établissements postsecondaires miseront sur la sensibilisation

Une pancarte indicatrice des résidences étudiantes

La consommation de cannabis ne sera pas permise au campus de l'Université Laurentienne, même après sa légalisation qui entrera en vigueur le 17 octobre prochain.

Photo : Radio-Canada / Bienvenu Senga

Radio-Canada

En prévision de la légalisation prochaine du cannabis, plusieurs établissements postsecondaires nord-ontariens comptent sensibiliser les étudiants aux risques associés à sa consommation dès la rentrée.

Un texte de Bienvenu Senga

Le Collège Boréal prévoit notamment des sessions d’information pour informer les étudiants de la réglementation qui sera en vigueur sur le campus, où il sera formellement interdit de consommer du cannabis.

La légalisation de la consommation récréative de la substance n’est pas sans inquiéter la directrice des services aux étudiants de l’établissement, Renée Hallée. Elle se dit préoccupée avant tout par le succès des étudiants.

Dans les collèges, c’est une cohorte qui est d’âge compris entre 17 et 25 ans. Ce sont des gens qui expérimentent de nouvelles choses. Ils arrivent dans un nouvel environnement, ils quittent la maison souvent pour la première fois, ils ont tout un apprentissage à faire au niveau de la transition et là il va y avoir toute l’expérimentation du cannabis. On veut vraiment les sensibiliser aux risques et à l’impact que cela pourrait avoir sur leurs études.

Renée Hallée, directrice des services aux étudiants au Collège Boréal
Façade en automne du campus du Collège Boréal de Sudbury

Campus du Collège Boréal de Sudbury

Photo : Radio-Canada / Yvon Thériault

Même son de cloche du côté de l’Université Laurentienne, où environ 9000 étudiants reprendront les cours dès mercredi.

En partenariat avec le Service de santé publique de Sudbury et du district, l’établissement a offert pendant la dernière semaine d’août, des séances d’information au sujet du cannabis aux membres du personnel et aux leaders étudiants.

L’usage du cannabis comporte des risques pour la santé. On ne veut pas utiliser des tactiques alarmistes, on veut avoir une discussion avec les étudiants et leur donner l’information que nous avons à notre disposition pour qu’ils puissent faire un choix éclairé et pour qu’ils puissent savoir les effets néfastes à leur bien-être mental.

Lyne Rivet, gérante du service de santé et de bien-être à l'Université Laurentienne

Résidences étudiantes : privées ou publiques?

Près de 600 étudiants vivent dans les résidences du collège Cambrian de Sudbury. L’établissement compte suivre les dispositions de la Loi sur le cannabis, à quelques exceptions près.

Si les étudiants de 19 ans et plus auront le droit d’avoir en leur possession jusqu’à 30 grammes de cannabis, ils ne pourront toutefois pas en fumer ou en planter même dans les résidences étudiantes.

Les chambres de résidences ne sont pas des résidences privées, elles sont des résidences temporaires pour l’année scolaire.

Dan Lessard, directeur des communications du collège Cambrian
Une affiche sur laquelle il est écrit plusieurs choses. Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Des messages avertissant les étudiants des dangers associés à la consommation du cannabis ont été affichés dans les résidences du collège Cambrian de Sudbury.

Photo : Radio-Canada / Bienvenu Senga

Des zones d’ombre toujours présentes

La province compte vendre le cannabis en ligne, mais certains établissements disent ne pas avoir encore complètement établi des directives pour ce qui est des livraisons dans les résidences étudiantes.

Le collège Cambrian s’attend à davantage de clarifications de la part du gouvernement, mais compte adopter provisoirement certaines mesures. Le destinataire du colis devra être lui-même présent en résidence pour le recevoir du livreur, à défaut de quoi le cannabis sera renvoyé.

Au collège Canadore de North Bay, qui se trouve sur le même campus que l’université Nipissing, le manque de clarté qui règne toujours autour de l’application des mesures punitives en cas d’infraction préoccupe le directeur de la sécurité du campus, Michael Miscio.

On cherche toujours à voir si les règlements municipaux pourraient être amendés pour être mis en vigueur sur notre campus. Ce sont des questions qui sont toujours en suspens, indique-t-il.

Santé publique

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