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Au moins six morts dans un attentat-suicide en Somalie

L'attentat a fait au moins 6 morts dans la capitale somalienne.

Photo : Reuters / Feisal Omar

Radio-Canada

Six personnes au moins ont été tuées dimanche, à Mogadiscio, dans un attentat-suicide à la voiture piégée qui a détruit un bâtiment gouvernemental et une école coranique, a-t-on appris de source policière.

Un kamikaze a projeté son véhicule piégé contre les locaux administratifs du district d'Hawlwadag dans le centre de la capitale somalienne, a précisé le porte-parole de la Ville, Salah Hassan Omar.

L'attentat a été immédiatement revendiqué par les islamistes radicaux Al-Shabab.

Les victimes étaient des gardes de sécurité postés à l'entrée principale du bâtiment, a expliqué Salah Hassan Omar.

La carcasse d'un petit véhicule complètement détruit. Des civils observent la scène.

Un véhicule détruit par l'explosion.

Photo : Reuters / Feisal Omar

« L'explosion a été très importante. Elle a touché plusieurs bâtiments voisins, y compris une école coranique et une mosquée. Huit personnes ont été blessées et, parmi elles, plusieurs élèves de la madrassa [une école coranique, NDLR] voisine », a pour sa part rapporté à l'AFP un témoin, Abdukadir Dahir.

« Le bilan aurait pu être plus lourd, mais par chance, la plupart des élèves étaient en pause au moment de l'explosion. Il y en avait encore quelques-uns dans l'école et certains d'entre eux sont blessés », a déclaré un autre habitant du quartier, Mohamed Bashir.

Dans son communiqué publié sur un de ses sites Internet, Al-Shabab a confirmé que la cible de l'attaque était les locaux de l'administration locale.

Scène de grande destruction. Un bâtiment a été rasé par l'explosion.

L'attentat a fait au moins 6 morts dans la capitale somalienne.

Photo : Reuters / Feisal Omar

Affiliés à Al-Qaïda, les shabab ont juré la perte du gouvernement fédéral, soutenu par la communauté internationale et les 20 000 hommes de la force de l'Union africaine en Somalie (AMISOM).

Chassés de Mogadiscio en 2011, ils ont ensuite perdu l'essentiel de leurs bastions. Toutefois, ils contrôlent toujours de vastes zones rurales d'où ils mènent des opérations de guérilla et des attentats-suicides, y compris dans la capitale somalienne.

Interrogé par Libération, Marc-Antoine Pérouse de Montclos, directeur de recherche à l’Institut de recherche pour le développement, rappelle que, contrairement à une idée reçue sur les groupes djihadistes, les shabab jouissent d’une « certaine popularité » en Somalie, grâce à un « ancrage territorial et social très fort ».

Pour le spécialiste, si les shabab réussissent à avoir un tel ancrage, c’est aussi à cause de la faiblesse du pouvoir somalien.

Avec les informations de Agence France-Presse, et Reuters

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