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Une consultation médicale en moins de 36 heures, promet la CAQ

François Legault tient un point de presse dans un stationnement.

François Legault a dévoilé comment il souhaitait améliorer les soins de santé de première ligne dimanche matin.

Photo : Radio-Canada / Mathieu Potvin

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2018 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

La Coalition avenir Québec (CAQ) a dévoilé dimanche matin son « engagement le plus important en santé », soit que tous les Québécois puissent consulter un médecin ou une infirmière en moins de 36 heures.

Un texte de Joëlle Girard et Yannick Donahue

Près de 60 % des patients qui se retrouvent dans les urgences au Québec présentent des problèmes mineurs qui auraient pu être réglés en clinique, a affirmé François Legault, en point de presse à Vaudreuil-Dorion, après une journée de pause.

En 2016, ce sont donc 1,6 million de patients qui auraient pu être traités en clinique, a résumé le chef caquiste.

« Si on était capable de traiter ces patients en première ligne, on viendrait de régler la majorité des problèmes dans les urgences du Québec. »

François Legault a souligné l'importance pour un patient d'avoir accès à un omnipraticien quand il est malade.

« Le Dr Barrette se vante qu’il y a un million de plus de Québécois qui ont accès à un médecin de famille, mais il oublie juste de dire que la majorité des Québécois n’ont pas accès en 36 heures, c’est-à-dire la journée ou le lendemain, à leur médecin de famille. Ils n’ont pas le choix d’aller engorger les urgences », a-t-il dit.

« Qu’est-ce que ça donne d’avoir un médecin de famille si on ne peut pas le voir quand on est malade? »

— Une citation de  François Legault, chef de la CAQ

Modifier le mode de rémunération

Pour atteindre son objectif, la CAQ compte revoir le mode de rémunération des médecins en augmentant le pourcentage de celle-ci lié à la capitation, c'est-à-dire en échange d'une prise en charge de patients, et en réduisant la proportion des revenus liés à l'acte.

« Tant qu'on ne règle pas ça, on ne règle pas 80 % des problèmes du réseau de la santé », dit François Legault.

La CAQ s’est inspirée de l’Ontario qui a adopté ce système. La province voisine a accru le pourcentage de la capitation et a baissé le pourcentage à l’acte.

Le parti de M. Legault affirme que l'Ontario présente un ratio de 10 médecins par 1000 habitants, tandis qu'au Québec on en compte 12.

« Résultats? 94 % des Ontariens ont un médecin de famille. Donc, on a de gros problèmes d'organisation au Québec. »

Prévoir les imprévus

La CAQ exigera des groupes de médecine familiale (GMF) un nouveau fonctionnement, car plusieurs organisent leurs journées sur la base de la prise de rendez-vous. Souvent, les grilles sont remplies.

« Il n’y a pas de places disponibles pour les cas imprévus. Il va falloir laisser dans les horaires [des] GMF de l’espace disponible pour les cas imprévus. »

— Une citation de  François Legault, chef de la CAQ

La CAQ demandera aussi que les GMF soient ouverts le soir et la fin de semaine. Les heures d’ouverture seront aussi élargies dans les CLSC et les anciennes cliniques réseau.

François Legault espère aussi attirer et former plus de médecins de famille pour soigner la population.

« On ne valorise pas assez le travail et l’importance des médecins de famille. […] Il faut qu’il y ait plus de jeunes qui choisissent d’aller vers la médecine familiale dans nos facultés de médecine. Il faut que la population comprenne que le médecin de famille, c’est une clé dans tout le réseau de la santé », dit-il.

Avec toutes ces mesures, le chef caquiste dit qu'il pourra permettre aux citoyens d'obtenir une consultation médicale en moins de 36 heures à coût nul.

Mettre les Québécois sur une liste

La candidate libérale Gertrude Bourdon, pressentie comme ministre de la Santé par Philippe Couillard si le parti est reporté au pouvoir le 1er octobre, a tenu un point de presse dimanche pour décrier ce qu'elle a appelé les « primes Legault ».

« Il dit que c'est une très grande déclaration pour sa vision de la santé, mais c’est inquiétant [...]. Qu’un patient soit vu ou pas, ce n’est pas important, on va donner des primes à l’inscription », a soutenu Mme Bourdon.

« Nous, on n'a pas cette vision réductrice de la prise en charge. [...] Quand on s'engage à donner un médecin de famille, ce n’est pas pour mettre les patients sur une liste. »

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