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Le PQ promet plus de pouvoirs aux régions

Jean-François Lisée en compagnie de Lorraine Richard, la députée sortante de Duplessis.
Jean-François Lisée a rencontré la presse en compagnie de Lorraine Richard, la députée sortante de Duplessis. Photo: Radio-Canada / Bruno Giguère

Le chef du Parti québécois (PQ), Jean-François Lisée, s'est engagé à accroître l'autonomie des régions en leur accordant plus de pouvoirs si son parti est choisi pour former le prochain gouvernement le 1er octobre.

Un texte de Jérôme Labbé et Yannick Donahue

Jean-François Lisée compte « redonner plus de pouvoir aux régions » en « corrigeant les coupes libérales » et en « augmentant la prévisibilité des enveloppes ».

Le chef péquiste a présenté son plan « pour des régions en pleine possession de leurs moyens » à Sept-Îles, dimanche matin, en compagnie de la députée sortante de Duplessis, Lorraire Richard. M. Lisée se trouve sur la Côte-Nord depuis un peu plus de 24 heures.

Jean-François Lisée dit vouloir aller plus loin dans la décentralisation des décisions.

Plus loin ça veut dire : "Vive les régions libres". Ça veut dire que, pour la première fois, on va dire : "Les sommes de développement régional, on va vous les donner et on va couper les cordons. Vous n’aurez plus de veto de Québec. Vous n’aurez plus de tutelle de Québec".

Jean-François Lisée, chef du Parti québécois

Le PQ souhaite notamment : « mettre un cran d’arrêt à toute forme de centralisation dans l’appareil public »; « laisser chacune des régions choisir son modèle de concertation et lui permettre de contrôler la totalité des fonds de développement économique »; et « mettre sur pied la Commission des régions », une commission parlementaire itinérante qui parcourrait le Québec pour rapprocher les Québécois des décisions.

Le parti propose aussi d’assurer la coordination des fonds publics investis en région par l’ajout, dans chaque région, d’un sous-ministre qui se rapporterait au premier ministre.

Des comptes à rendre

La formation politique prévoit accorder des budgets aux régions sur quatre ans, afin qu'elles puissent planifier à long terme. Cela coïnciderait avec le cycle électoral municipal.

« Avec la liberté de décision, on a des comptes à rendre. À qui? Pas à Québec. On a des comptes à rendre à ses citoyens dans ses municipalités et dans sa région. Eux décideront si vous avez bien géré ou mal géré », a-t-il affirmé.

Dans la loi-cadre sur la décentralisation, la PQ inclurait un chapitre sur le devoir d’équité régional dans la disposition des sommes.

La vraie confiance aux régions, c’est de dire : vous êtes responsables.

Jean-François Lisée, chef du Parti québécois

Le PQ promet davantage de consultations régionales.

« Dorénavant, sous le gouvernement du Parti québécois, les instances régionales vont être consultées sur le projet de plan d’infrastructures des grands ministères », a dit M. Lisée.

« On va augmenter aussi le pouvoir de la région dans les investissements nationaux », a-t-il ajouté.

Flexibilité

Le chef du PQ insiste pour dire que sa réforme octroiera davantage de flexibilité aux élus locaux.

« Nous ne voulons pas dicter aux régions la forme de leurs instances de concertation régionale. Bien sûr, cela se fait autour de la table des préfets. […] Il y a des régions où les tables de préfets ont décidé de s’élargir. Il y a des régions où ils ne l’ont pas fait. C’est un vrai débat. Nous, on préfère quand c’est élargi. Mais on ne le dicte pas. On laisse le débat régional faire en sorte de modeler l’instance régionale », a-t-il soutenu.

M. Lisée a promis hier de « casser » le monopole d’Air Canada en région.

Plus tard dans la journée, la caravane péquiste reviendra sur ses pas pour se rendre à Baie-Comeau, où elle s’est brièvement arrêtée hier, pour ensuite prendre le traversier jusqu’à Matane, aux portes de la Gaspésie.

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