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Le retour de l'éducation sexuelle, un « rendez-vous manqué »?

Les cours d'éducation sexuelle sont obligatoires dans les écoles du Québec dès septembre
Les cours d'éducation sexuelle sont obligatoires dans les écoles du Québec dès septembre Photo: Radio-Canada
La Presse canadienne

La Fédération du Québec pour le planning des naissances (FQPN) s'alarme des conditions de mise en oeuvre du nouveau cours obligatoire d'éducation sexuelle.

La FQPN, même si elle applaudit vigoureusement le retour du cours dans les écoles du Québec, dénonce la formation incomplète des enseignants, l'insuffisance des ressources allouées aux écoles, de même qu'un manque de collaboration avec les familles et le milieu communautaire.

Sa présidente, Nesrine Bessaih, soutient que dans les dernières années, l'éducation à la sexualité intégrée au cours de science et technologie se concentrait surtout sur la biologie humaine, la reproduction, la contraception et les infections transmissibles sexuellement et par le sang.

La dimension des relations interpersonnelles était donc assumée par les organismes communautaires, et il faut maintenant s'en remettre à leur expertise, avance-t-elle.

Mme Bessaih soutient par ailleurs que le gouvernement ne devrait pas hésiter à affecter beaucoup de ressources à ce cours. « C'est un investissement, l'éducation à la sexualité », souligne-t-elle.

Ça permet non seulement d'éviter les grossesses précoces à l'adolescence, mais aussi de faire diminuer le nombre d'infections transmises sexuellement et d'infections au VIH.

Nesrine Bessaih, prés. FQPN

Elle estime par ailleurs que l'éducation à la sexualité constitue une piste de solution aux violences sexistes et homophobes.

Retard dans la livraison du cours

Même si toutes les écoles de la province doivent maintenant offrir ce cours, et ce, de la première année du primaire à la cinquième du secondaire, bon nombre de commissions scolaires ne comptent pas en livrer la matière avant l'hiver, selon les informations du Journal de Montréal.

Le programme d’éducation sexuelle comprend 5 heures au primaire et 15 au secondaire.

Ce nouveau programme avait été rendu disponible en 2016-2017 à toutes les écoles de la province, qui pouvaient l'implanter sur une base facultative. Or, à peine 240 écoles sur une possibilité de quelque 3000 s'étaient montrées intéressées, dont aucune à Montréal.

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