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Près du site Galt, à Murdochville, les militants lèvent le camp

Les installations vont être démontées, mais demeurent disponibles pour une éventuelle action.
Les installations vont être démontées, mais demeurent disponibles pour une éventuelle action. Photo: Radio-Canada / Catherine Poisson
Radio-Canada

Près de Murdochville, le démontage du camp de la rivière a commencé samedi.

Après un an d'occupation, les militants écologistes qui cherchaient à empêcher l'exploitation d'hydrocarbures par Junex ne voient plus la nécessité de poursuivre l'occupation puisque l'entreprise n'aurait toujours pas obtenu de bail d'exploitation.

Selon le porte-parole, Pascal Bergeron, les militants ne voient pas l’intérêt d’y passer un deuxième hiver puisqu’il n’y a aucun forage annoncé avant la tenue des travaux du Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE).

Pascal Bergeron estime que l’action a porté fruit. On a réussi à empêcher les forages d’une certaine manière. Notre action a fait en sorte que Junex ne fore pas dans la dernière année, soutient-il.

Il rappelle que les forages sur le site Galt devaient commencer en septembre 2017. Le financement venait d’être donné par le gouvernement du Québec quand on a commencé ici. À partir du moment où il y a eu la barricade, le camp de la rivière et la suspension avec les Micmacs, tout s’est enchaîné, rappelle-t-il.

Le camp de la rivière a plus d'un an.Le camp de la rivière a plus d'un an. Photo : Radio-Canada / Catherine Poisson

Le porte-parole estime que le camp de la rivière a permis de sensibiliser la population sur les conséquences de l’industrie des hydrocarbures.

La question gaspésienne était très rarement abordée avant le camp. On a réussi à faire sortir de l’information vers les grands médias nationaux.

Pascal Bergeron, porte-parole, camp de la rivière

Les militants gardent cependant leur matériel prêt à être remonté si les événements l’exigeaient à leurs yeux.

On va pouvoir mettre l’énergie à autre chose, prévoit Pascal Bergeron. On a le BAPE à préparer. On veut empêcher la délivrance du permis d’exploitation. On a beaucoup de questions à poser.

Il croit que le fait d’avoir démontré qu’il était possible de passer une année complète dans ce type de campement peut paver la voie à d'autres écologistes qui voudraient s’opposer au développement de cette industrie ailleurs.

Il a été impossible de joindre la compagnie Junex pour le moment.

Avec les informations de Catherine Poisson

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