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Trump avise le Congrès de ne pas se mêler des négociations sur l'ALENA

Le président américain Donald Trump.

Le président américain Donald Trump continue de tempêter contre le Canada sur Twitter.

Photo : Reuters / Leah Millis

Radio-Canada

Donald Trump veut aller de l'avant avec ou sans le Canada dans le cadre de la renégociation de l'Accord de libre-échange nord-américain (ALENA). Il a même prévenu le Congrès, samedi, de ne pas interférer dans ses plans, sous peine de carrément retirer les États-Unis de l'entente actuelle, qui date de 1994.

Le président américain a ainsi renouvelé sa menace de se retirer complètement de l'ALENA en écrivant sur Twitter qu'il « aime le Canada » mais que ce pays « a profité » des États-Unis « pendant plusieurs années ».

Cette dernière envolée sur Twitter a eu lieu alors que le premier ministre Justin Trudeau a demandé l'avis d'un homme qui comprend la pression des négociations commerciales à enjeux élevés : l'ancien premier ministre Brian Mulroney.

M. Trudeau a passé une partie de la journée à faire des coups de fil, samedi, à la suite de l'impasse des négociations de vendredi avec Washington.

Le gouvernement Mulroney avait conclu l’Accord de libre-échange Canada-États-Unis, un précurseur à l’ALENA, au terme de négociations similaires.

Un porte-parole du bureau du premier ministre a par ailleurs confirmé que Justin Trudeau s’est également entretenu samedi avec Jerry Dias, le président d’Unifor, le syndicat qui représente les travailleurs canadiens de l'automobile, ainsi qu’avec le président du Congrès du travail du Canada, Hassan Yussuff.

De son côté, M. Trump a aussi écrit sur Twitter qu'il n'y a aucune nécessité politique d'inclure le Canada dans l'entente conclue entre les États-Unis et le Mexique.

La date butoir pour que le Canada se joigne à cette entente avait été fixée à vendredi par le président, mais les deux parties n'ont toujours rien signé. Les négociations reprendront mercredi.

Donald Trump a donc avisé les législateurs américains que le nouvel accord pourrait ne pas inclure le Canada. Il s’agirait dans ce cas d’une entente bilatérale entre les États-Unis et le Mexique, et non plus d’une version revampée de l’ALENA.

Le Congrès doit toutefois approuver tout changement apporté à l'ALENA et pourrait refuser de donner le feu vert à une entente qui exclut le Canada.

Le Canada reste de marbre

Les autorités canadiennes ont pour leur part choisi de ne pas répondre aux tweets du président américain, indiquant que ces tactiques visent « à mettre de la pression ». « Ce qui ne fonctionnera pas », ont-elles assuré.

« Nous ne signerons qu’une bonne entente », a martelé le porte-parole du premier ministre Justin Trudeau, Cameron Ahmad, ajoutant que le Canada ne « négociera pas en public ».

Le premier ministre sortant du Québec, Philippe Couillard, a pour sa part dénoncé les propos du président américain concernant les négociations d’un nouvel ALENA.

« [Donald Trump] a voulu envoyer un signal de fermeture complète face aux Canadiens. Venant de M. Trump, il n’y a plus rien qui me surprend », a-t-il dit en conférence de presse, samedi, à Québec.

Les États-Unis sont un grand allié, un grand ami du Canada, mais clairement, M. Trump ne l’est pas.

Philippe Couillard, premier ministre sortant du Québec

Le chef du Parti libéral du Québec avait par ailleurs déjà indiqué qu'il s'opposerait à une nouvelle entente conclue dans le cadre du renouvellement de l'ALENA si la gestion de l'offre dans le secteur agricole n'en fait pas partie.

Avec les informations de Murray Brewster, CBC News

Avec les informations de La Presse canadienne

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