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Les libéraux prolongeraient le tramway vers le nord

Le premier ministre Philippe Couillard et ses candidats de la région de Québec.
Le premier ministre Philippe Couillard était à Québec samedi matin. Photo: Radio-Canada
Radio-Canada

Les libéraux s'engagent à prolonger la future ligne de tramway pour atteindre la couronne nord de la capitale, à la hauteur de l'ancien jardin zoologique et de la rue de la Faune.

Un texte de David Rémillard

Parent pauvre du projet de Réseau structurant de transport en commun (RSTC) de la Ville de Québec, la couronne nord serait mieux desservie sous un gouvernement libéral, promet-on.

La ligne de tramway, dans sa forme actuelle, se terminerait à la hauteur du boulevard Louis-XIV.

Les libéraux veulent la prolonger de cinq kilomètres jusqu'à la rue de la Faune, a annoncé le premier ministre Philippe Couillard, samedi matin, en conférence de presse à la baie de Beauport.

Entouré des candidats de la région de Québec, M. Couillard a évalué que cette promesse coûterait de 70 à 100 millions de dollars. La facture serait assumée à 100 % par le gouvernement provincial.

Électoralisme, dit la CAQ

La promesse a fait sourciller la Coalition avenir Québec (CAQ), qui a taxé les libéraux d'électoralistes. « Le premier ministre découvre en pleine campagne électorale que ça prend une meilleure desserte des banlieues. C'est de l'improvisation », a décoché Éric Caire, candidat dans La Peltrie.

Véronyque Tremblay, candidate libérale dans Chauveau et ministre déléguée sortante aux Transports, a répliqué que cette promesse était le fruit d'un travail amorcé au printemps.

« Est-ce qu'on va me reprocher de travailler pour mes citoyens? Je consulte ma population, ma population me dit que oui, ce serait bien. Alors, j'ai travaillé mon dossier et j'ai convaincu tous mes collègues que c'est la bonne chose à faire », a-t-elle rétorqué.

Mme Tremblay a affirmé que le maire de Québec, Régis Labeaume, avait été consulté et s'était montré favorable.

Critiques des citoyens

La consultation publique dans La Haute-Saint-Charles en avril avait été la plus négative des cinq tenues au printemps concernant le RSTC.

Les citoyens qui s’étaient déplacés ont été les plus critiques et s’estimaient les grands oubliés du projet, sans toutefois le rejeter complètement. Les libéraux croient répondre à ces critiques avec l'engagement présenté samedi.

Dès la fin de la consultation du 7 avril, le maire de Québec s’était engagé à bonifier les parcours d’autobus afin d’améliorer la mobilité sur l’axe est-ouest au nord de la capitale.

Ces bonifications seront payées à même le prochain budget de la Ville de Québec.

Le RSTC est actuellement évalué à 3 milliards de dollars et sera entièrement payé par les gouvernements provincial et fédéral.

La mise en service complète est prévue en 2026.

Avec la collaboration de Camille Simard

Québec

Transports