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Les écoles manitobaines survivent bien à la pénurie d'enseignants francophones

Devant le bâtiment de la DSFM, des adultes en groupe sourient à l'objectif.

Les nouveaux enseignants de la DSFM pour l'année scolaire 2018-2019.

Photo : Twitter / DSFM

Radio-Canada

En mai, le gouvernement fédéral annonçait un investissement près de 63 millions de dollars pour résorber la pénurie d'instituteurs dans les écoles françaises en milieux minoritaires et dans les écoles d'immersion. Pourtant, au Manitoba, les écoles font bonne figure en ce début de rentrée scolaire.

Roxanne Royer est enseignante de 4e année à l'école Christine-Lespérance. Elle va vivre sa toute première rentrée à la Division scolaire franco-manitobaine (DSFM). « J'étais agréablement surprise d'arriver ici et de voir qu'il y avait autant de demandes dans les écoles francophones et suite à quelques entrevues, j'ai eu ce poste », explique-t-elle.

Dans une salle de classe, une jeune femme à lunettes parle à la caméra.

Roxanne Royer, enseignante de 4e primaire à l'école Christine-Lespérance

Photo : Radio-Canada

Arrivée au Manitoba l'hiver dernier, elle n’a fait que quelques mois de suppléance avant de se voir confier sa propre classe. Une stabilité professionnelle attirante pour cette jeune femme.

Je suis très contente d'avoir cette stabilité dans le milieu francophone.

Roxanne Royer, enseignante de 4e année du primaire à l'école Christine-Lespérance

Roxanne Royer n'est pas la seule à faire la découverte d'une nouvelle division scolaire. Cette année, la DSFM accueille une cohorte importante de nouveaux enseignants venus d'un peu partout au pays et ailleurs.

Selon le directeur général adjoint de la DSFM, Marco Ratté, la participation à des foires de recrutement à travers le Canada a beaucoup aidé la division scolaire à trouver des enseignants. Cette année, il ne reste que sept postes à pourvoir sur une soixantaine.

L'importance de commencer tôt

Ce qui a toutefois le plus aidé, dit-il, c’est d’avoir finalisé très rapidement, avec l’aide des élus scolaires, l’enveloppe budgétaire pour le corps enseignant. La Division a ainsi pu commencer l’affichage des postes dès le mois de février, « du jamais vu », selon lui.

On a pris une longueur d’avance sur les autres divisions scolaires.

Marco Ratté, directeur général adjoint de la DSFM

Pas de pénurie non plus du côté de la Division scolaire Louis Riel (DSLR). Son directeur général par intérim, Christian Michalik, se réjouit que tous les postes soient pourvus.

On s’y prend très tôt tous les ans pour recruter les futurs diplômés.

Christian Michalik, directeur général par intérim à la DSLR

Du Canada et d'ailleurs

La plupart des enseignants viennent de l’Université de Saint-Boniface, mais M. Michalik insiste aussi sur l’importance de l’immigration. « C’est essentiel pour assurer notre avenir [d'avoir] une politique d’immigration où on accueille des gens de partout », souligne-t-il.

Afin de favoriser l’intégration des enseignants étrangers, la DSLR leur offre la possibilité, depuis l’année dernière, d’effectuer un stage au sein de l’une de ses écoles. C’est ce qui a permis à certains instituteurs d’être embauchés cette année.

Si tout semble se dérouler au mieux pour cette rentrée scolaire, Marco Ratté souligne néanmoins que des défis persistent en région rurale. Par exemple, à l’école La Voix du Nord de Thompson, cinq enseignants sur les dix que comptait l’école sont partis l’an dernier.

« C’est quand même la moitié d’une école », fait remarquer le directeur adjoint, soulagé d’avoir pu tous les remplacer.

D’après les informations de Camille Gris-Roy

Manitoba

Éducation