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L’avenir d’un ancien champ de tir de la Défense nationale inquiète en Montérégie

La Ville de Saint-Bruno-de-Montarville réclame la conservation d’un ancien champ de tir, dont voudrait se débarrasser le ministère de la Défense.

Ancien champ de tir du ministère de la Défense à Saint-Bruno-de-Montarville

Photo : Radio-Canada / Anne-Marie Provost

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2018 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le ministère de la Défense nationale souhaite se débarrasser d'un ancien champ de tir situé tout près du Parc national du Mont-Saint-Bruno, ce qui soulève la crainte de voir apparaître des ensembles résidentiels chez des groupes environnementaux ainsi qu'à la Ville de Saint-Bruno-de-Montarville. La conservation complète du terrain est réclamée, a appris Radio-Canada.

Un texte d’Anne-Marie Provost

Des arbres et des champs recouvrent la majeure partie de l’important terrain de 441 hectares. À l’entrée, on peut aussi apercevoir des terrains de soccer. Le ministère a déclaré que le terrain était excédentaire en 2017 et cherche maintenant à le vendre ou à le transférer.

Une consultation formelle sera mise en branle à une date encore inconnue, mais la Défense nationale a déjà organisé une rencontre pour évaluer l’intérêt des villes de Sainte-Julie, de Saint-Bruno et de Saint-Basile-le-Grand. À Sainte-Julie, la mairesse Suzanne Roy reconnaît qu'il faut conserver une partie du terrain, mais a lancé l’idée de faire un « quartier écologique » sur une portion qui a moins de « potentiel ».

« Il n’y aurait pas de voitures, ce serait un véritable laboratoire écologique et d’économie circulaire. Donc, on pense à un grand potager communautaire, des matériaux plus écologiques. »

— Une citation de  Suzanne Roy, mairesse de Sainte-Julie

Si l’idée peut paraître attrayante, elle est toutefois reçue avec scepticisme par le Mouvement ceinture verte.

« C’est un habitat qui pourrait être propice pour le goglu des prés [une espèce d'oiseau menacée]. Si on fait un quartier écologique, oui il y aura des résidences écologiques, mais le problème, c’est que la biodiversité ne sera plus là », estime le coordonnateur Sylvain Perron.

L'organisme a envoyé une lettre cette semaine à la Défense nationale pour réclamer que le terrain soit entièrement protégé, sans aucune exploitation.

C’est aussi ce que demande la Fondation du Mont-Saint-Bruno.

« C’est un terrain avec des milieux humides et c’est traversé par deux ruisseaux. [...] Notre rôle à la Fondation, c’est de protéger les zones tampons autour du Parc national, et ce terrain c’est vraiment une zone tampon par excellence », souligne Bryan Osborne, vice-président de la Fondation du Mont-Saint-Bruno.

Martin Murray, maire de Saint-Bruno-de-Montarville.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le dossier suscite de l’inquiétude dans la communauté, selon le maire Martin Murray.

Photo : Radio-Canada / Anne-Marie Provost

Annexer le terrain au Parc national

Le maire de Saint-Bruno-de-Montarville, lui, aimerait que le terrain soit annexé au Parc national du Mont-Saint-Bruno. Il affirme que le dossier suscite de l’inquiétude dans la collectivité.

« Le ministère semble vouloir le céder rapidement, et c’est une bonne nouvelle. Mais pour que ça devienne véritablement une bonne nouvelle, je pense qu’on doit le conserver dans son état actuel et assurer une pérennité de ce terrain en le transférant à la Sépaq », insiste Martin Murray.

Le ministère n’est pas encore rendu à l’étape de prendre une décision et affirme que des évaluations, des discussions et des consultations sont en cours.

Selon un représentant du bureau des relations avec les médias, on a approché quatre groupes des Premières Nations pour en savoir plus sur leurs préoccupations et leur intérêt en ce qui concerne le terrain.

« À moins de revendications des quatre groupes autochtones, le terrain sera offert prioritairement aux autres ministères fédéraux, suivi par les ministères provinciaux et ensuite [les] municipalités », écrit la Défense.

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