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Les producteurs laitiers du Nouveau-Brunswick s'inquiètent des renégociations de l'ALENA

Des vaches laitières à la ferme Oscar Daigle et Fils, au Nouveau-Brunswick.

Les fermes laitières du Nouveau-Brunswick pourraient être menacées si le Canada fait des concessions sur la gestion de l'offre durant ses négociations avec les États-Unis pour l'ALENA.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Les producteurs laitiers du Nouveau-Brunswick craignent la disparition du système canadien la gestion de l'offre. Au moment ou le Canada renégocie l'ALENA avec les Américains, ils rappellent l'importance de ce système pour la survie des fermes laitières.

Marcel Daigle tient à ses vaches et, surtout, au lait qu’elles produisent. Il est la cinquième génération de sa famille à exploiter la ferme Oscar Daigle et Fils.

Mais en ce moment, la pression monte. C'est un peu inquiétant et on espère que le Canada va se tenir debout pour protéger la gestion de l'offre.

Marcel Daigle s'occupe de ses vaches, pour lesquelles il s'inquiètent durant les renégociations de l'ALENA. Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Marcel Daigle est la cinquième génération de sa famille à exploiter la ferme Oscar Daigle et Fils.

Photo : Radio-Canada

La gestion de l’offre, c’est quoi?

La gestion de l’offre est un système canadien qui date des années 1970. Il alloue des quotas aux producteurs de lait et limite l'entrée de produits importés pour que la demande soit répondue par la production locale. Cela garantit aux producteurs un revenu sans subvention gouvernementale.

Il n’y aura plus de fermes laitières

Mais ce système est présentement menacé par les renégociations de l'Accord de libre-échange nord-américain (ALENA).

Si une brèche est faite dans la gestion de l’offre, davantage de produits américains pourraient se retrouver sur le marché canadien.

Ici c'est officiel qu'on ne pourra pas compétitionner avec des prix aussi bas que les États-Unis, s’inquiète Marcel Daigle.

Si la gestion de l'offre tombe en totalité on peut se dire au Nouveau-Brunswick il n'y aura plus de ferme laitière.

Marcel Daigle, copropriétaire de la ferme Oscar Daigle et Fils
Paul Gaunce nourrit des veaux sur une de ces fermes.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Paul Gaunce, président de l'Association des producteurs laitiers du Nouveau-Brunswick, représente 193 fermes laitières.

Photo : Radio-Canada

Notre industrie va mourir, ajoute le président de l’Association des producteurs laitiers du Nouveau-Brunswick, Paul Gaunce.

Les fermiers américains sont subventionnés et leur lait est moins cher, rappelle-t-il.

L’association représente 193 fermes, mais Paul Gaunce pense qu’elles pourraient toutes disparaître. Il craint que les consommateurs soient tentés d’acheter le produit le moins cher.

Les fermiers du Nouveau-Brunswick, comme tous ceux du Canada d’ailleurs, devront attendre encore quelques jours avant de connaître leur avenir : les négociations entre le Canada et les États-Unis pour l'ALENA sont suspendues pour la fin de semaine et reprendront mercredi prochain.

D’après un reportage de Wildinette Paul

Nouveau-Brunswick

Agro-industrie