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Les Autochtones, une solution à la pénurie de main-d’œuvre, soutient Ghislain Picard

Ghislain Picard, chef de l'APNQL
« La solution numéro un, c’est l’immigration, et je suis abasourdi d’entendre ça », dit Ghislain Picard, chef de l'Assemblée des Premières Nations du Québec et du Labrador. Photo: Radio-Canada
Radio-Canada

À l'occasion du premier Sommet des maires et chefs des Premières Nations qui s'est tenu à Montréal jeudi, le chef de l'Assemblée des Premières Nations du Québec et du Labrador, Ghislain Picard, a plaidé pour que les Autochtones soient considérés comme une solution à la pénurie de main-d'œuvre.

« La solution numéro un, c’est l’immigration, et je suis complètement abasourdi d’entendre ça, alors qu’au Québec, les [Autochtones de] 25 ans et moins représentent parfois 50 % d’une population. Pourquoi on ne pourrait pas regarder vers là », s'est interrogé Ghislain Picard lors d’une entrevue au 15-18.

Le chef Picard avait déjà évoqué cet aspect un peu plus tôt dans la journée.

Récemment, le maire de Québec Régis Labeaume a dit vouloir accueillir 10 % des nouveaux arrivants dans la province chaque année, afin de contrer la pénurie de main-d’œuvre dans plusieurs secteurs d’activité.

De son côté, le gouvernement Couillard a lui aussi toujours prôné l'immigration pour répondre aux défis auxquels font face les entreprises.

« Le Québec, et notamment ses régions, a indéniablement besoin de l’apport de travailleurs immigrants. Il y va de la survie de plusieurs entreprises et du maintien de notre prospérité économique », rappelait le ministre de l'Emploi François Blais en mai dernier.

Certaines études ont déjà montré le rôle que pourraient jouer les Premières Nations dans le marché de l'emploi canadien et québécois.

En 2016, le Conseil national de développement économique des Autochtones (CNDEA) affirmait même que le produit intérieur brut (PIB) du Canada pourrait bénéficier de 27,7 milliards de dollars additionnels, chaque année, si les barrières empêchant les Autochtones de participer pleinement à l'économie étaient retirées.

Tout comme Ghislain Picard, le CNDEA estime que la main-d'oeuvre autochtone est sous-utilisée, malgré le fait que la population autochtone est jeune et en croissance rapide.

Déjà en 2011, un rapport du Groupe de travail sur la participation des Autochtones à l’économie pour les ministres fédéraux, provinciaux et territoriaux responsables des Affaires autochtones et les dirigeants autochtones nationaux évoquait la croissance rapide de la main-d’œuvre autochtone au cours des prochaines décennies.

« [Elle] procurera aux entreprises une réserve importante d’employés potentiels, au moment même où la population canadienne en général atteindra l’âge de la retraite », peut-on lire dans ce rapport.

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