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Rachel Notley se retire du plan national de lutte contre les changements climatiques

Rachel Notley, la première ministre de l'Alberta

Photo : La Presse canadienne / Jason Franson

Radio-Canada

Dans une annonce jeudi soir, la première ministre Rachel Notley a déclaré que l'Alberta se retirait du plan national de lutte contre le changement climatique à la suite d'une décision de la Cour d'appel fédérale qui annule le décret permettant l'expansion du pipeline Trans Mountain.

« Les Albertains sont en colère, je suis en colère. L’Alberta a tout fait correctement », a déclaré la première ministre.

« Cette décision est mauvaise pour les familles qui travaillent, elle nuit à la sécurité économique de notre pays et le laisse en otage aux caprices de la Maison-Blanche et du président Donald Trump », a-t-elle indiqué.

La première ministre a appelé le gouvernement de Justin Trudeau à faire immédiatement appel de la décision et à rappeler le Parlement pour une session d'urgence.

Elle a accusé les gouvernements fédéraux actuel et précédent d'avoir créé une situation qui, selon elle, rend « pratiquement impossible » la construction d'un pipeline dans le pays ayant le plus grand littoral sur la planète.

La première ministre a déclaré que sa décision de se retirer du plan national n’avait aucune incidence sur le plan de lutte contre le changement climatique de l’Alberta, ni sur la taxe sur le carbone introduite par son gouvernement le 1er janvier 2017. Toutefois, sa déclaration laisse planer le doute sur les futures augmentations de la taxe sur le carbone en Alberta.

Le chef de l'opposition officielle albertaine, Jason Kenney, avait lui aussi déclaré en après-midi que le Canada perd des milliards de dollars en investissements qui se dirigent plutôt vers les États-Unis.

« C'est une mauvaise nouvelle pour les travailleurs canadiens, mais c'est une bonne nouvelle pour Donald Trump et la dictature de l'OPEP [Organisation des pays exportateurs de pétrole] », avait-il dit.

Dans sa décision, la Cour d'appel fédérale a conclu que l'évaluation du projet par l'Office national de l'énergie (ONE) était tellement imparfaite que le Cabinet de Justin Trudeau n'aurait pas dû s'y fier lorsqu'il a donné son approbation finale en novembre 2016. L'ONE ne tenait pas compte, dans son rapport, de l'impact du pipeline sur le transport maritime supplémentaire qui pourrait nuire à des espèces en danger.

Le tribunal statue aussi que le gouvernement n'a pas adéquatement consulté la population autochtone avant d'approuver le projet de 7,4 milliards de dollars.

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