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La réalité virtuelle pour soulager la douleur chez les patients

Vue sur un homme qui est dans un lit d'hôpital et qui installe des lunettes de réalité virtuelle sur sa tête. On voit sur la photo une infirmière près du lit de dos.

Les patients qui utilisent le traitement de réalité virtuelle peuvent choisir d'entrer dans trois environnements différents.

Photo : Radio-Canada / Audrey Neveu

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2018 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

L'Hôpital général Rockyview de Calgary innove en utilisant la réalité virtuelle pour diminuer la douleur chez ses patients dans le cadre d'un projet pilote.

À l'aide d'une paire de lunettes connectées à un téléphone cellulaire, une douzaine de personnes ont pu plonger depuis novembre dans différents univers 3D, dont l'un représente même un océan, dans lequel il est possible de nager parmi les dauphins.

Une douzaine de patients comme Graydon Cuthbertson, 47 ans, ont fait l'expérience de la réalité virtuelle pendant leur séjour à l'hôpital. Celui-ci a subi trois interventions chirurgicales, dont l'une aux muscles des jambes.

Pour qu'elle puisse mieux guérir, la plaie n'a pas été refermée après l'opération. La procédure pour changer ses bandages était très douloureuse, raconte le patient.

Une fois qu'on m'a fait essayer la réalité virtuelle, ça m'a calmé.

Une citation de : Graydon Cuthbertson, patient

Graydon Cuthbertson explique même ne plus avoir eu à prendre de médicaments pour son anxiété. Le temps de sa souffrance était soudainement écourté : « Ma douleur semblait durer 20 minutes au lieu d'une heure et demie. »

D'après les responsables du projet pilote, les patients ont évalué à 75 % la diminution de leur douleur après l'essai de la technologie.

Par ailleurs, selon Katherine Church, physiothérapeute à l'Hôpital général Rockyview, la réalité virtuelle apporte plusieurs avantages en plus de réduire la dépendance aux antidouleurs.

« C'est plus efficace, on peut continuer nos traitements sans avoir besoin de s'arrêter pour que le patient puisse faire des pauses et sans avoir besoin d'appeler les infirmières pour qu'elles donnent plus de médicaments, des médicaments plus forts », dit-elle.

Le projet pilote était d'abord destiné aux patients qui recevaient des soins pour des plaies, mais l'Hôpital souhaite l'implanter dans d'autres départements comme celui des soins intensifs.

Cette technologie utilisée dans les hôpitaux pour ce genre de soins est une première au Canada, selon les responsables du projet.

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