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Des aéroports utilisés pour le trafic de drogue, dénoncent des Autochtones

Deux véhicules stationnés devant l'aérogare.
L'aéroport Victor M. Power à Timmins, en Ontario. Photo: Radio-Canada / Francis Bouchard

Les voyageurs et leurs bagages ne sont pas fouillés dans nombre d'aéroports du Nord de l'Ontario. Récemment, un chef autochtone y a dénoncé le manque de sécurité, ce qui permet le trafic de stupéfiants dans les communautés de la côte ouest de la baie James.

La direction de l’aéroport de Timmins, d'où s'envolent nombre de ces passagers, se dit une victime du système.

Le gestionnaire en chef de l'aéroport, Dave Dayment, a indiqué à CBC qu’il n’existait aucune vérification auprès des passagers qui volent à destination de petits aéroports comme ceux d’Attawapiskat.

Le problème est à ce point sérieux, que le chef de bande a décidé d’entreprendre lui-même des fouilles à l’aéroport de la communauté autochtone pour empêcher que les stupéfiants arrivent jusqu’à la réserve.

Selon M. Dayment, l’aéroport Victor M. Power de Timmins compte deux types de passagers, soient ceux qui passent par la sécurité et d’autres qui en sont exemptés.

Cet aérogare est au nombre des 89 au pays que Transports Canada a classé comme aéroport désigné.

Des agents de la sécurité dans les aéroports fouillent les bagages à mains des passgers. Selon M. Dayment, c’est à Transports Canada d’apporter des changements quant à l’obligation d’effectuer des fouilles de bagages et de passagers en direction des communautés du Nord. Photo : La Presse canadienne / Jonathan Hayward

Ceci veut dire que les passagers et leurs bagages qui atterriront dans un autre aéroport désigné doivent passer par les détecteurs et la sécurité.

Les aéroports comme ceux situés dans les communautés autochtones de Fort Albany et d'Attawapiskat ne sont pas assujettis à ces mesures.

Si vous volez à destination d’aéroports non désignés, alors vous et vos bagages obtenez carte blanche, dit M. Dayment qui précise que tous les petits aéroports au nord de Timmins tombent dans la catégorie des aérogares non désignées.

Un aéroport désigné rend obligatoire un contrôle des passagers et des bagages.

L’Association canadienne de la sûreté du transport aérien (ACSTA) met l’accent sur [la détection des] armes à feu, pas les stupéfiants, car ils ne constituent pas une menace à la sécurité des passagers, précise M. Dayment.

Dans un courriel envoyé à Radio-Canada, l’ACSTA explique « qu’elle a le mandat de contrôler les passagers et leurs effets personnels afin de détecter des articles qui peuvent représenter une menace pour la sûreté aérienne. Par contre, elle n’a pas le mandat de procéder à une fouille pour détecter des drogues illicites. (...) À l’aéroport de Timmins, tous les passagers et leurs effets personnels qui quittent l’aéroport font l’objet d’un contrôle s’ils prennent un vol à destination d’un autre aéroport désigné. »

Ceux qui prennent un vol à destination d’un aéroport non désigné ne font pas l’objet d’un contrôle, explique Christine Langlois, la conseillère principale et porte-parole de l’organisme.

Une piste d'atterrissageLes petits aéroports non désignés ne procèdent à aucun contrôle des passagers et de leurs bagages qui atterrissent chez eux. Photo : Radio-Canada

Il existe un protocole à l’aéroport de Timmins, selon lequel les passagers qui sont passés par la sécurité sont isolés des autres qui y sont soustraits, lors des embarquements sur le tarmac.

M. Dayment croit qu’une directive uniforme, peu importe le type d’aérogare, faciliterait le travail de tout le monde.

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