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Une tournée au musée avec le chef de la sécurité

Le chef de la sécurité inspecte les lieux.

Le chef de la sécurité inspecte les lieux.

Photo : Radio-Canada / Alice Chiche

Radio-Canada

Avec ses quatre pavillons et ses quelques milliers d'œuvres d'art, la sécurité est centrale dans une institution comme le Musée national des beaux-arts de Québec (MNBAQ). Chaque jour, le chef de la sécurité Daniel Morin a une routine bien huilée pour s'assurer que tout est en règle.

Texte et photos Alice Chiche

Bien avant l’ouverture au public, au petit matin, Daniel Morin arrive à son bureau. Il travaille pour la sécurité du musée depuis 28 ans et en est le chef depuis 1998.

La première étape de sa journée consiste à lire ses courriels afin de prendre connaissance des pépins survenus pendant la nuit. La sécurité ne dort jamais et des équipes travaillent 24 heures sur 24.

M. Morin rejoint ensuite un superviseur qui l’informe des événements de la journée et parler de bris éventuels. S’en suit alors une tournée du musée. Une tâche qu’il semble avoir à cœur, même après toutes ces années à travailler au MNBAQ.

Daniel Morin est assis avec l'agent de sécurité à un bureau pour prendre connaissance des événements de la journée.

Daniel Morin prend connaissance des événements de la journée.

Photo : Radio-Canada / Alice Chiche

« C’est la sécurité des gens et des œuvres qui priment », résume Daniel Morin.

Avant l’arrivée des visiteurs, son travail est de vérifier que les conditions de sécurités sont optimales : les couloirs dégagés, les portes de sortie de secours accessibles, les caméras de sécurité fonctionnelles.

Ce jour-là, la ronde commence par le pavillon Gérard-Morisset.

Lors du passage de Radio-Canada, le bâtiment était encore en travaux. Dans certaines salles, les expositions étaient en cours de montage.

Tournée dans le pavillon Gérard-Morisset

Tournée dans le pavillon Gérard-Morisset

Photo : Radio-Canada / Alice Chiche

La sécurité est centrale lors de l’installation des salles. La vigilance est de mise pour qu’aucun aspect ne soit oublié. En faisant ses vérifications dans l’une des salles, le chef de la sécurité demande de déplacer une œuvre, car elle bloquait une porte de secours.

« La vie, ça n’a pas de prix », glisse-t-il. Même si l’équipe de sécurité a accès aux plans des expositions à venir, des ajustements sont parfois nécessaires.

« Une fois, un panneau couvrait le déclencheur à incendie », se rappelle M. Morin. S’en suit alors une discussion à l’interne pour faire déplacer le panneau en question.

En changeant de salle, une peinture majestueuse de plusieurs mètres est accrochée au mur par plusieurs employés du musée.

Des caméras partout

Chaque salle est bien sûr surveillée avec des caméras de surveillance.

En parlant de leur présence, M. Morin se remémore une fois où « une sculpture allait être mise juste devant la caméra, alors on a regardé pour déplacer la caméra en question ou si ce n’était pas possible, cela aurait été la sculpture ».

Le chef de la sécurité montre une sortie de secours

Tous les aspects de la sécurité sont passés au peigne fin.

Photo : Radio-Canada / Alice Chiche

Chaque anecdote est suivie d’un grand sourire de la part du chef de la sécurité, car pour tout pépin, une solution est très vite trouvée.

La tournée se poursuit dans le pavillon Pierre-Lassonde. Le superviseur de ce secteur est rencontré aussi afin de faire le point sur la journée.

Un bref tour dans le pavillon est fait ce jour-là. Les tournées quotidiennes dépendent de ce qu’il s’est passé la nuit précédente. « Je ne fais pas une grande tournée tous les jours », mentionne le chef de la sécurité.

Le chef de la sécurité fait le tour du musée régulièrement.

Le chef de la sécurité fait le tour du musée régulièrement.

Photo : Radio-Canada / Alice Chiche

Depuis une quinzaine d’années, le musée accueille désormais des évènements entre ses murs. Le rôle de la sécurité est de vérifier que les normes sont bien respectées. Pour lui, « c’est une nouvelle dynamique », avec son lot de nouveaux défis logistiques en matière de sécurité.

Lors d’un évènement, un DJ voulait faire fonctionner une « machine à boucane » se rappelle M. Morin en riant. Aucune fumée, peu importe laquelle, ne peut être tolérée dans le musée, car elle pourrait endommager les œuvres. Le DJ a finalement accepté de ne pas l’utiliser.

Une tournée des sous-sols du musée, une zone non accessible au public, est également faite. « Quand je vois un truc hors norme, je fais un suivi avec les équipes à l’interne », relate-t-il en déambulant dans la salle des machines.

Daniel Morin effectuant sa tournée dans la salle des machines

Daniel Morin effectuant sa tournée.

Photo : Radio-Canada / Alice Chiche

Le but de la venue dans ce secteur est de vérifier une porte où un butoir a mal été installé. La veille, un agent de sécurité l’avait mentionné et un technicien devait le retirer. M. Morin vient s’assurer que la demande a été exécutée.

Après la ronde de près d’une heure dans les différents pavillons, il est temps de retourner à son bureau.

La matinée est terminée, mais la journée se poursuit pour M. Morin. « Le reste de ma journée est composée principalement de travail administratif et de planification pour les événements à venir », conclut le chef de la sécurité.

Québec

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