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L'Hôpital Maisonneuve-Rosemont aux soins intensifs

L'hôpital Maisonneuve-Rosemont fait l'objet de travaux importants, conséquence du laxisme du gouvernement selon l'opposition.

Un bloc de béton cassé de l'hôpital Maisonneuve-Rosemont

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2018 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Les travaux d'urgence de l'Hôpital Maisonneuve-Rosemont à Montréal sont le résultat de l'incurie du gouvernement libéral, accusent le Parti québécois, la Coalition avenir Québec et Québec solidaire.

Un reportage de Davide Gentile

La pièce de béton qu'il exhibe fait une quarantaine de centimètres de large et pèse environ 5 kilos. « Ce sont des morceaux qui se sont détachés des murs de l'hôpital », affirme Yvan Gendron, le PDG du CIUSSS de l'Est-de-l'île-de-Montréal.

On savait que l'Hôpital Maisonneuve-Rosemont, l'un des plus gros au Québec, est en très mauvais état. Mais des tests réalisés au début de l'été indiquent que la situation est pire que prévu. « On entreprend des travaux majeurs pour s'assurer qu'il n'y ait pas d'effondrement de la façade », dit-il.

L'énorme pavillon principal, surnommé le cruciforme, sera enveloppé d'un grillage métallique pour retenir les morceaux qui pourraient se détacher de l'enveloppe.

Des fissures, des infiltrations d'eau

Le revêtement de brique de l'un des murs de l'immeuble est fendu sur douze étages par une fissure d'un centimètre de large.

Tous les contours de fenêtres en béton sont fissurés et le mortier est affaibli à plusieurs endroits.

À l'évidence, les infiltrations d'eau se multiplient depuis des années.

Yvan Gendron estime que le bâtiment principal est devenu impossible à rénover. « Ça coûterait plus de 40 millions uniquement pour faire le travail de maçonnerie », affirme le PDG.

La démolition du bâtiment semble inévitable. Il faut reconstruire dans le stationnement au nord-est de l'édifice actuel. En mars, le gouvernement annonçait la rénovation de l'hôpital d'ici sept ans au coût de 1,8 milliard de dollars.

Les nouvelles données quant à l'état de l'enveloppe incitent le CIUSSS à vouloir accélérer les choses. « Au lieu de 7 ans, on pourrait essayer de faire le projet en 6 ans », dit Yvan Gendron.

L'équivalent du « pont Champlain » en santé

Pour les partis d'opposition, ces travaux d'urgence sont une caricature des problèmes qui affligent l'est de Montréal. « L'Hôpital Maisonneuve-Rosemont est devenu en santé ce que le pont Champlain est aux transports », dit Vincent Marissal, candidat de Québec solidaire dans Rosemont.

Il accuse le gouvernement Couillard de s'être traîné les pieds dans ce dossier. « Ça démontre que le gouvernement n'a pas pris ses responsabilités à temps », dit la députée péquiste d'Hochelaga-Maisonneuve Carole Poirier.

« C'est comme pour les écoles dans l'est de Montréal », dit-elle. La Coalition avenir Québec estime aussi qu'on aurait dû s'attaquer plus tôt à la vétusté de l'établissement.

« Le chantier de l'Hôpital Maisonneuve-Rosemont serait une priorité pour un gouvernement de la CAQ », affirme Sonya Cormier. La candidate caquiste dans Rosemont estime que le projet actuel « est primordial » pour desservir la population de la région.

L'enveloppe grillagée qui va retenir les murs de l'hôpital sera installée à partir de jeudi. Il faudra des mois pour effectuer la totalité du travail. L'hôpital aura une allure assez triste, mais la direction assure qu'à part l'enveloppe, le bâtiment est solide.

Il n'y a aucun danger pour la structure comme telle.

Une citation de : Yvan Gendron, PDG du CIUSSS de l'Est-de-l'île-de-Montréal.

Les services à la population ne seront donc pas affectés, selon lui. L'actuel ministre de la Santé, Gaétan Barrette, martèle qu'un gouvernement libéral irait de l'avant avec le projet de reconstruction s'il est reporté au pouvoir.

« Ce projet est dans nos budgets. La seule chose qui pourrait le retarder est une crise économique mondiale », assure-t-il.

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