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Vers un premier comité de justice autochtone à Unamen Shipu

Innu Nikamu.
Un tipi photographié dans la communauté innue de Maliotenam Photo: Radio-Canada / Luc Paradis

Un comité de justice réparatrice gouverné par des Innus verra le jour au courant de la prochaine année à Unamen Shipu, en Basse-Côte-Nord.

Un texte de Jean-Louis Bordeleau

Le projet pilote permettra à un groupe de cinq à sept personnes respectées dans la communauté de déterminer les sentences pour des crimes mineurs dans le plus gros village innu de l'est.

Pour l'époque moderne du peuple innu, il s'agit du premier projet de justice autochtone.

Advenant un succès, d'autres comités de justice pourraient voir le jour dans d'autres communautés du regroupement Mamit Innuat, qui chapeaute le projet, c'est-à-dire à Pakua Shipu et à Ekuanitshit.

La directrice intérimaire des services sociaux de Mamit Innuat, Maude Bellefleur, espère que ce comité montrera l'exemple pour les autres communautés innues.

En tant qu'Innus, on sait nos réalités. On sait comment on vit et comment on peut réparer. Comme on dit, c'est un comité de justice réparatrice.

Maude Bellefleur, directrice intérimaire des services sociaux de Mamit Innuat

Ce comité de justice permettra aux conflits de se [régler] au sein de la communauté au lieu [de se déplacer jusqu'à] Sept-Îles, soutient-elle.

Carte qui montre les quatre villages innues de l'Est : Ekuanitshit, puis Nutashkuan, Unamen Shipu et Pakua ShipuLes communautés innues de Mamit, de l'Est Photo : Radio-Canada

Maude Bellefleur se dit également « ouverte » à collaborer avec toutes les communautés pour que ces pratiques s'implantent partout sur la Côte-Nord.

C'est encore inconnu pour les communautés, prévient-elle. Il va falloir expliquer vraiment c'est quoi le comité de justice, c'est quoi son rôle, c'est quoi son mandat, c'est quoi qu'on peut amener.

Le coordonnateur du projet pilote sera engagé cet automne. Le comité de justice commencera à fonctionner au courant de la prochaine année financière, selon Maude Bellefleur.

Le projet bénéficie d'un financement du gouvernement du Québec.

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