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Plus de logements sociaux demandés aux candidats municipaux

Gisèle Bouvier répond aux questions d'un journaliste.
Gisèle Bouvier est la présidente du chapitre Ottawa-Vanier de l'organisme ACORN. Photo: Radio-Canada
Radio-Canada

L'enjeu du logement abordable s'invite dans la campagne électorale municipale à Ottawa. Le groupe ACORN, un organisme qui milite pour plus de logements abordables dans la capitale, exige que tous les éventuels projets immobiliers comprennent des logements abordables pour les plus démunis de la société.

L'expulsion d'une centaine de familles du quartier Heron Gate, parce que le propriétaire Timbercreek Management veut construire des appartements locatifs de luxe, révolte les membres d'ACORN.

Ils demandent un sursis d'un an et, à plus long terme, que les promoteurs immobiliers soient obligés d'inclure des logements abordables dans tous leurs projets.

En France, 25 % de tous les logements bâtis doivent être du logement abordable et on veut voir ça ici. Il n'y a pas de raison qu'on n'ait pas ça au Canada, a soutenu Gisèle Bouvier, présidente du chapitre local de l'organisme.

Le candidat à la mairie Clive Doucet en fait une priorité. Il affirme qu'il faut serrer la vis aux promoteurs immobiliers qui entretiennent mal leurs propriétés.

Les promoteurs ont laissé leurs maisons devenir de plus en plus délabrées et puis ils rasent le terrain de maisons et puis ils reçoivent un upzoning de la Ville pour 15, 20, 10 étages et ça, c'est un cadeau, a affirmé l'ancien conseiller municipal, qui tente de déloger Jim Watson.

Clive Doucet répond aux questions d'un journaliste. Clive Doucet est candidat à la mairie d'Ottawa dans le cadre des élections municipales ontariennes de 2018. Photo : Radio-Canada

Des logements privés

De son côté, la Ville d'Ottawa rappelle que les logements d'Heron Gate sont des logements privés.

Le maire défend son bilan et les mesures qu'il a prises pour améliorer l'accès aux logements abordables publics.

C'est la raison pour laquelle j'ai ajouté 16 millions de dollars pour chaque année dans le budget, pour fournir plus de logements abordables, a expliqué le maire sortant.

Toutefois, les logements à faible coût se font rares à Ottawa. Une famille doit parfois patienter jusqu'à sept ans pour en obtenir un.

Ça prend la volonté politique.

Gisèle Bouvier, présidente du chapitre Ottawa–Vanier, ACORN

Ce n'est absolument pas assez, a soutenu Gisèle Bouvier. Ça prend un effort monumental, ça prend une volonté pour dire [ce mandat-ci] on résout le problème, c'est ça que ça prend.

La ville d'Ottawa a construit 1800 logements abordables depuis les 8 dernières années, mais la liste d'attente comporte encore 11 000 familles.

Avec les informations de Gilles Taillon

Ottawa-Gatineau

Politique municipale