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Jim Watson veut éviter une trop grande concentration des points de vente de cannabis

Jim Watson pendant une mêlée de presse dans la salle du conseil municipal d'Ottawa.
Le maire d'Ottawa, Jim Watson Photo: Radio-Canada
Radio-Canada

Le maire d'Ottawa veut éviter une trop grande concentration de commerces privés de vente de cannabis en un même endroit. Jim Watson demande aux experts de la Ville d'examiner la réglementation municipale pour trouver un moyen d'encadrer l'établissement de ces futurs établissements sur son territoire.

Une directive a été envoyée au personnel de la Ville lors du conseil municipal de mercredi afin d'obtenir des réponses auprès de la province. La Ville se demande aussi si elle pourra décider à quelle distance d'une école ces magasins pourront s'établir.

Le maire Watson ne souhaite pas se retrouver avec 10 commerces de vente de marijuana sur la rue Rideau, par exemple.

À ce moment, est-ce que c'est possible pour la Ville de contrôler les locations de magasins, par un règlement de zonage? Ça, c'est une question, mais il n'y a pas vraiment de bonne réponse, a fait valoir le premier magistrat.

L'option qui avait été retenue par le gouvernement libéral de Kathleen Wynne à l'époque, où la Régie des alcools de l'Ontario (LCBO) était responsable de la vente du cannabis, était plus facile à gérer, selon lui. Cette option limitait d'emblée la concentration de tels commerces.

La volonté du gouvernement Ford d'ouvrir la vente du cannabis aux commerces privés dès avril 2019 place un fardeau supplémentaire sur les administrations municipales.

Beaucoup de questions demeurent sans réponse, souligne M. Watson.

On pousse le problème aux municipalités, dit Fleury

Le conseiller du quartier Rideau-Vanier abonde dans le même sens que le maire. Mathieu Fleury soutient que la confusion règne dans le dossier et souhaite avoir des réponses rapidement.Les LCBO ne se retrouvent pas une à côté de l'autre. Elles sont dans chacune des communautés, on n'a pas de problème, dit-il.

Le gouvernement du Québec suit le modèle de la LCBO pour le commerce du cannabis, et là on se retrouve dans une situation inverse avec le gouvernement Ford.

Mathieur Fleury, conseiller du quartier Rideau-Vanier

Par ailleurs, les municipalités savent qui elles doivent contacter à la LCBO en cas de problème, ce qui n'est pas nécessairement le cas avec les commerces privés, affirme le conseiller.

Voilà pourquoi, ajoute M. Fleury, le modèle de la LCBO était plus simple à gérer.

Mathieu Fleury en mêlée de presse dans la salle du conseil municipal à Ottawa.Le conseiller d'Ottawa pour le quartier Rideau-Vanier, Mathieu Fleury. Photo : Radio-Canada

Plus de financement

Le maire Watson souligne que la Ville aura besoin de plus d'aide financière pour absorber les coûts liés à la légalisation du cannabis.

La Municipalité estimait qu'elle aurait besoin de 8 millions de dollars pour financer ses activités liées à la marijuana, mais le maire croit qu'il aura besoin de plus de fonds en raison du nouveau modèle imposé par le gouvernement progressiste-conservateur.

Il souhaite régler la question avant l'élection du 22 octobre prochain, pour que le nouveau conseil ait déjà des outils entre les mains pour gérer la répartition géographique de ces nouveaux commerces.

Les nouveaux membres du conseil seront assermentés le 1er décembre prochain.

Avec les renseignements de Stéphane Leclerc

Ottawa-Gatineau

Politique municipale