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La Vérif : les 3/4 des enseignants au Québec ne profiteraient pas de la hausse salariale du PLQ

Philippe Couillard en visite dans une école primaire de Montmagny, mercredi.

Photo : La Presse canadienne / Jacques Boissinot

Radio-Canada

Le chef du Parti libéral, Philippe Couillard, promet de revaloriser le métier d'enseignant en augmentant les salaires en début de carrière, à partir de 2021-2022. Vérification faite, les enseignants comptant plus de quatre ans d'ancienneté ne bénéficieraient d'aucune hausse de salaire. Le Québec resterait parmi les provinces qui paient le moins bien leurs enseignants.

Un texte de Thomas Gerbet (Nouvelle fenêtre) avec Nathalie Lemieux (Nouvelle fenêtre) et Vincent Maisonneuve (Nouvelle fenêtre)

Si le gouvernement libéral est reporté au pouvoir, les nouveaux enseignants commenceraient leur carrière en gagnant 53 000 $ par année, au lieu de 45 000 $ à l'heure actuelle.

Philippe Couillard explique qu'il souhaite « garder les enseignants », c'est-à-dire éviter qu'ils ne quittent la profession.

Après vérification, l'augmentation salariale proposée par le PLQ ne ferait que rattraper une partie du retard par rapport aux enseignants des autres provinces canadiennes.

Avec 53 000 $, le Québec n'atteindrait même pas le salaire que donnaient l'Alberta, le Manitoba et la Saskatchewan il y a quatre ans. La plus récente étude comparative de Statistique Canada utilise des données de 2014-2015.

La promesse de Philippe Couillard consiste à faire passer directement les nouveaux enseignants à l'échelon 7 de la grille salariale.

Avec le nouveau système d'évolution du salaire proposé par les libéraux, un enseignant québécois atteindrait son salaire maximal (échelon 17) après 10 ans d'exercice, soit 82 500 $. Là encore, le Québec n'atteindrait même pas la moyenne canadienne d'il y a quatre ans (84 228 $).

Entrevue avec Marjorie Racine, enseignante en 4e année du primaire à l'école d'Iberville à Longueuil.

Une majorité d'enseignants n'en profiterait pas

Le Parti libéral précise que les jeunes enseignants qui ont déjà amorcé leur carrière grimperont eux aussi automatiquement à l'échelon 7. En revanche, ceux qui ont plus d'expérience n'auront droit à aucune augmentation de salaire.

Après vérification, ce sont près des trois quarts des enseignants qui ne pourraient donc pas profiter de la mesure libérale. À la Fédération autonome de l'enseignement, qui représente le tiers des enseignants du Québec, 77 % des membres sont déjà à l'échelon 7 et au-delà.

La plupart des enseignants qui détiennent un baccalauréat commencent leur carrière à l'échelon 3. Ce qui veut dire que tous ceux qui ont exercé au moins quatre ans à temps plein ne bénéficieront pas de la hausse salariale.

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