•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

La ligne rose est « une bonne idée », assure Couillard

Philippe Couillard et Valérie Plante au micro

Philippe Couillard appuie la promesse de Valérie Plante de construire une nouvelle ligne de métro à Montréal.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

En pleine campagne électorale, le chef du Parti libéral, Philippe Couillard, a assuré être prêt à « aller de l'avant » avec la Ville de Montréal pour la construction de la ligne rose du métro.

Un texte de Romain Schué (Nouvelle fenêtre)

« Je vois le bien-fondé de la ligne rose  », a indiqué mercredi Philippe Couillard, alors qu’il se trouvait à Rivière-du-Loup.

Le chef libéral avait déjà fait savoir qu’il pourrait soutenir un tel projet promis par la mairesse de Montréal, Valérie Plante. Début juillet, son gouvernement avait lancé une étude à ce sujet, menée par l’Autorité régionale de transport métropolitain (ARTM).

Il était également question de réfléchir à la possibilité de prolonger les lignes orange, vers Laval, et jaune, à Longueuil.

La ligne rose, qui permettrait de relier l'arrondissement de Montréal-Nord à celui de Lachine à travers 29 stations, est « une bonne idée », a soutenu Philippe Couillard, avant d’attaquer le chef de la CAQ, François Legault.

« Je ne fais pas comme M. Legault, qui envoie promener la Ville de Montréal et sa mairesse », a-t-il clamé, en faisant référence au refus de la Coalition avenir Québec de faire avancer ce projet en cas de victoire électorale.

Philippe Couillard a également évoqué d’autres « bonnes idées ». Ce dernier aimerait « qu’on prolonge le REM vers les Laurentides » et souhaite que la Caisse de dépôt et placement du Québec, responsable de ce projet de train électrique, « évalue » cette possibilité.

Il aimerait aussi trouver un moyen « pour ramener les gens » aux stations prévues sur la Rive-Sud et mettre en place « une antenne entre Lachine et la station de Dorval ».

Couillard rassure les employés de Bombardier

Philippe Couillard et des personnes assisesAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Philippe Couillard est allé à la rencontre des employés de Bombardier à La Pocatière.

Photo : Radio-Canada / Romain Schué

En visite en fin de matinée dans l’usine de Bombardier Transport de La Pocatière, le chef libéral a tenu à rassurer les travailleurs, alors que des centaines d’emplois sont menacés.

Cette crainte est liée notamment à la perte du contrat pour la construction des voitures du REM. La CDPQ a opté pour une firme d’Alstom basée en Inde.

« J’ai été déçu, bien sûr, que la décision n’aille pas dans le sens de notre grande entreprise du Québec », a souligné Philippe Couillard, en rappelant cependant que « la Caisse a une totale indépendance ».

Afin de conserver ces emplois, le gouvernement a opté pour une accélération du remplacement des wagons du métro montréalais.

Ces dernières semaines, le Conseil des ministres, la Ville de Montréal et le conseil d’administration de la Société de transport de Montréal ont ainsi confirmé la prolongation d’un contrat de construction des voitures AZUR.

Au total, 153 nouveaux wagons, soit 17 trains, vont être construits contre un total d’environ 500 millions de dollars.

La confirmation d’un financement de ce contrat par le gouvernement fédéral se fait néanmoins attendre et retarde le début des travaux.

Disant passer « des appels pressants » au cabinet de Justin Trudeau, Philippe Couillard a assuré que la situation pourrait se régler d’ici « quelques jours ».

Si la réponse tarde, « on va aller de l’avant », a-t-il ensuite martelé, devant des employés de l’usine, répétant que « tout est réglé ».

Cette annonce a rassuré le président du syndicat des travailleurs de Bombardier, Mario Guignard. « C’est une bonne nouvelle, a-t-il réagi. Ça va réduire de beaucoup les mises à pied, c’est ça l’important. »

Une pique pour Bombardier

Philippe Couillard a également adressé une pointe à la direction de Bombardier. Le chef libéral a demandé à la direction d’« apporter du travail à [ses] employés » en soulignant que la firme avait des contrats « partout dans le monde ».

C’est Bombardier elle-même qui doit amener de l’ouvrage ici. Ça ne peut pas toujours venir juste du gouvernement, faut que ça vienne également de l’entreprise.

Philippe Couillard, chef du PLQ

« On ne peut pas inventer d’autres contrats », a-t-il ajouté.

Politique provinciale

Politique