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Automobile, acier et agriculture : les priorités de l’Ontario dans les négociations à Washington

Les drapeaux du Mexique, du Canada et des États-Unis flottent au vent.

Les trois pays essaient de conclure une entente d’ici vendredi.

Photo : Associated Press / Judi Bottoni

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2018 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le gouvernement ontarien suit de près les pourparlers de la délégation canadienne avec les États-Unis et le Mexique. Une entente de principe concernant le libre-échange a été conclue lundi entre ces deux pays.

Un texte de Philippe de Montigny

Le ministre ontarien du Développement économique, de la Création d’emplois et du Commerce, déjà outré par les droits douaniers imposés par l’administration américaine sur l’aluminium et l’acier, ne veut pas voir le Canada exclu de ce nouvel accord.

Le ministre Jim Wilson en mêlée de presseAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le ministre du Développement économique Jim Wilson s'est rendu à Washington en juillet pour faire pression en faveur de l'ALENA.

Photo : La Presse canadienne / Nathan Denette

La menace des droits de douane sur les voitures fabriquées au Canada est extrêmement préoccupante pour l’Ontario, car un emploi sur cinq dans la province dépend du commerce et de l’investissement entre le Canada et les États-Unis, indique Jim Wilson dans une déclaration.

Le ministre en a discuté mardi avec la ministre fédérale Chrystia Freeland, qui est à Washington, pour s’assurer que les secteurs de l’automobile, de l’acier et de l’agriculture en Ontario soient au cœur des négociations.

Les trois A de l’Ontario

L’industrie automobile ontarienne contribuait l’an dernier à près de 94 % des exportations canadiennes vers les États-Unis dans ce secteur. Plus des trois quarts de l’acier canadien exporté vers notre voisin du sud viennent d’ailleurs de l’Ontario.

71,5 G$ pour l'automobile (94 %), 6 G$ pour l'acier (77 %), 2,6 G$ pour l'agriculture (30 %) - Les chiffres entre les parenthèses représentent les parts des exportations canadiennes.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Source : Industrie Canada 2017 - Exportations ontariennes vers les États-Unis dans les secteurs de l'automobile, l'acier et l'agriculture

Photo : Radio-Canada / Vincent Wallon / Icônes : www.flaticon.com

Parce que les chaînes de production sont très intégrées, ces secteurs américains, particulièrement celui de l’automobile, ont beaucoup à perdre sans l’Ontario et le Canada, souligne Daniel Schwanen, vice-président de la recherche de l’Institut C.D. Howe.

Daniel Schwanen, vice-président de la recherche à l'Institut C.D. HoweAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Daniel Schwanen, vice-président de la recherche à l'Institut C.D. Howe

Photo : Radio-Canada

Les pertes d’emplois se chiffreraient, selon lui, à des dizaines de milliers dans l’industrie canadienne de l’automobile.

Mais elles seraient encore plus vastes dans l’industrie américaine — des centaines de milliers d’emplois — si les États-Unis mettaient de l’avant leur plan d’imposer des tarifs.

Une citation de : Daniel Schwanen, vice-président de la recherche à l’Institut C.D. Howe
129 200 dans l'automobile (85 %), 20 600 dans l'acier (60 %) et 54 300 dans l'agriculture (23,5 %) - Les chiffres entre parenthèses représentent la part provinciale des emplois dans le secteur au Canada.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Source : Industrie Canada 2017 - Nombre d'emplois en Ontario dans les secteurs de l'automobile, l'acier et l'agriculture

Photo : Radio-Canada / Vincent Wallon / Icônes : www.flaticon.com

Quoi qu’il en soit, plusieurs petites villes en Ontario dépendent de ces secteurs. L’incertitude et la menace de nouveaux tarifs, en pleines négociations, font déjà mal à l’économie, estime le professeur de droit de l’Université Sherbrooke David Pavot.

Quand on discute avec des entreprises, elles n’investissent plus au Canada parce que ce qui les dérange, ce n’est pas tant la menace des tarifs ou la menace d’un ALENA déchiré. C’est l’incertitude du climat d’affaires, dit-il.

Les trois parties semblent toutefois déterminées à en arriver à une entente d’ici vendredi.

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