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Le président américain Donald Trump s'adresse aux médias dans le bureau ovale.

En 2016, les sondages n'avaient pas prévu une victoire du candidat républicain Donald Trump.

Photo : Reuters / Leah Millis

Radio-Canada

La maison de sondage Ipsos mettra de l'avant plusieurs techniques de prédiction à l'approche des très attendues élections de mi-mandat de novembre prochain aux États-Unis. Elle vise ainsi à éviter de répéter le cuisant échec des sondeurs à prédire l'élection de Donald Trump en 2016.

C’est en collaboration avec le Centre pour la politique de l’Université de Virginie qu’Ipsos a développé son « Atlas politique 2018 ». Sur la page web de cette initiative, on peut lire que le « but est d’offrir de multiples sources de données indépendantes permettant à tous de tirer leur propre conclusion sur ce qui arrivera aux élections de mi-mandat de 2018 ».

L’outil combine trois techniques de prédiction différentes, soit le sondage traditionnel d’Ipsos, l’analyse d’experts de l’Université de Virginie et une analyse des données massives récoltées automatiquement sur les médias sociaux.

« Tout ceci est né de notre expérience en 2016 », lorsque le républicain Donald Trump a battu la démocrate Hillary Clinton contre les prévisions, explique à l'AFP Cliff Young, responsable aux États-Unis des relations publiques de l'institut de sondages.

« De nombreuses organisations se sont trompées », car « le marché dépendait d'une seule source : les sondages », dit-il.

« Nous nous sommes tous enivrés de sondages », reconnaît Larry Sabato, politologue à l'Université de Virginie. Ce nouvel outil, présenté mardi, est donc une « tentative d'aller de l'avant. Nous devons nous appuyer sur des indicateurs multiples ».

Sur les médias sociaux, l’outil d’Ipsos analyse quotidiennement 5,5 millions de mentions de candidats majeurs pour le Congrès, le Sénat et les postes de gouverneurs d’État à pourvoir le 6 novembre. Sur Facebook, Instagram, YouTube, des sites de nouvelles locales et d’autres sources, un logiciel d’intelligence artificielle mesure non seulement les candidats favoris, mais aussi les enjeux principaux de la campagne.

S’ajoute à cela « la boule de cristal de Sabato », une initiative fondée par le politicologue de l’Université de Virginie Larry Sabato. Les experts qui y travaillent analysent notamment les résultats électoraux passés, les sondages, la qualité des candidats et la couverture médiatique.

En plus de ces deux techniques originales, Ipsos continue à mener des sondages probabilistes, leur spécialité.

L’atlas politique d’Ipsos, accessible au www.political-atlas.com (Nouvelle fenêtre), permet de voir les prédictions de ces diverses sources, et de remarquer à quel point celles-ci peuvent différer les unes des autres.

Les démocrates donnés gagnants

Avec leurs sondages traditionnels, l'analyse d'experts et la scrutation des médias sociaux, Ipsos croit que les démocrates partent favoris.

Les femmes, particulièrement celles éduquées vivant en banlieues, pourraient jouer un rôle prépondérant, estime la firme.

« Certains décrivent déjà cette année comme celle de la révolte des femmes diplômées universitaires vivant dans les banlieues résidentielles, mentionne Kyle Kondik, politologue de l'Université de Virginie. Or, les scores du président dans ce groupe d'électeurs sont assez faibles. »

Des fiefs des deux grands partis ne changeront pas d’allégeances, mais « les circonscriptions englobant les banlieues résidentielles où vivent des diplômés universitaires sont celles qui peuvent passer de républicaines à démocrates », ajoute Larry Sabato.

Il ne faut pas non plus faire fi des supporteurs de Donald Trump : plus de 80 % des républicains l’appuient aujourd’hui.

La figure du président, plus que tout autre enjeu, prendra la place centrale de la campagne.

La présidence et la personnalité extraordinaires de Donald Trump pourraient éclipser tout le reste.

Larry Sabato, politicologue à l'Université de Virginie

Ces élections se différencient des précédentes en raison de la division extrême de l'électorat, analyse Larry Sabato.

Trois autres questions, tout de même importantes, arrivent loin derrière la figure présidentielle dans le palmarès des enjeux électoraux : l'immigration du côté des républicains, le système de santé, surtout chez les démocrates, et l'emploi.

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