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Peu d’options pour les éleveurs des Prairies en manque de foin

Peu d’options pour les éleveurs en manque de foin dans les Prairies

Environnement Canada estime que depuis le début de la saison agricole au mois d'avril, le sud-ouest de la Saskatchewan n'a reçu que 40 à 60 % des précipitations habituelles. Cette sécheresse réduit la quantité et la qualité du foin nécessaire pour nourrir les bêtes. Les éleveurs doivent faire preuve de créativité pour pallier la situation.

Un texte de Yessica Chavez

Les éleveurs de plusieurs régions de l’Ouest font face à un important manque de nourriture pour leur bétail après deux étés chauds et secs et un hiver froid. « Vous avez besoin de nourrir davantage les animaux lorsqu’il fait froid, pour qu’ils puissent se réchauffer », explique Ryder Lee. Le président-directeur général de l'Association des éleveurs de la Saskatchewan ajoute que cette situation est difficile pour les producteurs de bovins.

« J’ai dû vendre six de mes vaches hier. D'habitude, j'aurais attendu au mois d'octobre. Par contre, je n’avais pas de choix parce qu’il n’y a plus assez de nourriture dans les pâturages », raconte Kerry Gaillard, une éleveuse du sud-ouest de la province.

Présentement, le stress est immense.

Kerry Gaillard

Selon elle, la botte de foin vaut 100 $ en ce moment, alors que normalement, le prix varie entre 40 et 50 $.

Une solution temporaire

Pour Ryder Lee, le fait de vendre une partie du troupeau avant la fin de la saison dans le but de faire face à la pénurie de foin est très courant. Il précise que c'est une décision difficile à prendre parce que l'éleveur qui vend du bétail doit également payer une taxe.

Il convient qu'il existe un programme fédéral, pour aider les éleveurs lors de période de sécherese, qui consiste à remettre l'impôt associé à la vente du bétail à plus tard. Cependant, Ryder Lee souhaiterait que les éleveurs puissent savoir avant de prendre la décision de vendre s'ils sont admissibles au programme ou non.

Le problème est que l'application de cette mesure est annoncée à l'hiver.

Ryder Lee

Dans une réponse écrite du ministère fédéral de l’Agriculture, il est indiqué que le ministère évalue présentement quelles sont les répercussions de la sécheresse sur le rendement des cultures fourragères. Il désignera ensuite quelles sont les régions qui pourront obtenir un délai relativement à l'impôt.

Autre solution : s'entraider

L'Association des éleveurs de la Saskatchewan a créé un groupe de discussion sur Facebook afin d'encourager ses membres à échanger ou vendre du foin dans la province.

De son côté, Kerry Gaillard fait valoir que plusieurs autres grains, comme l’orge, l’avoine, les lentilles, le blé et le maïs peuvent être utilisés pour nourrir le bétail. « Il y a également des boulettes de grain qui sont disponibles sur le marché. Ça donne une quantité de vitamines, de minéraux qui sont nécessaires pour que l’animal soit en bonne santé », de conclure l'éleveuse.

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