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Des fermiers saskatchewanais dans l’attente du prochain ALENA

Un homme avec des casquette et des lunettes regarde l'objectif en souriant malgré son regard inquiet. Derrière lui se trouvent des silos à grain et un tracteur.

Todd Lewis pense que, malgré le récent accord entre les États-Unis et le Mexique, l'incertitude quant au prochain accord tripartite ALENA pèse sur le secteur agricole de la Saskatchewan.

Photo : Radio-Canada / Olivia Stefanovich

Radio-Canada

L'entente de principe signée entre les États-Unis et le Mexique, lundi, renforce l'incertitude au sujet du prochain Accord de libre-échange nord-américain (ALENA). Deux fermiers de la Saskatchewan oscillent entre crainte pour l'avenir des transactions commerciales et confiance envers les négociateurs canadiens.

Pour le président de l’Association des producteurs agricoles de la Saskatchewan (APSS), Todd Lewis, c’est l’incertitude quant à la teneur du prochain accord commercial qui nuit le plus aux fermiers. « Tous les marchés ont besoin de certitude », renchérit-il.

En fin de compte, les Américains et les Mexicains veulent la même chose que les Canadiens.

Todd Lewis, agriculteur et président de l’Association des producteurs agricoles de la Saskatchewan

Todd Lewis espère que le Canada participera à nouveau aux négociations pour le nouvel ALENA. Même s’il y a quelques points qui pourraient être améliorés, selon lui, il souhaite que la prochaine entente prolonge l’accord actuel, qui reste en vigueur en attendant son renouvellement.

Signons le nouvel accord et relançons les échanges commerciaux entre nos trois pays.

Todd Lewis, agriculteur et président de l’Association des producteurs agricoles de la Saskatchewan

« Je ne pense pas que ça pèse lourd sur tous les fermiers, tous les jours, explique-t-il. C’est juste un peu d’incertitude, d’intérêt pour ce qui va se passer et de curiosité : que va-t-il se passer? Où est-ce que ça va nous mener? »

Le marché est tellement intégré qu’il serait compliqué de revenir en arrière. Ce serait un coup dur, les trois pays seraient touchés.

Todd Lewis, agriculteur et président de l’Association des producteurs agricoles de la Saskatchewan

Le président de l’APSS explique que le long passé d’accords commerciaux entre le Canada, les États-Unis et le Mexique, ainsi que les contextes agricoles respectifs de ces trois pays, ont mené à une répartition géographique de la production alimentaire en Amérique du Nord. Pour lui, c’est l’ensemble de ces trois pays qui pâtirait de l’abrogation de l’ALENA. « Nous espérons ne pas en arriver là », conclut-il.

Todd Lewis est convaincu qu’un nouvel ALENA sera signé et rappelle qu’il s’agit d’un type de négociations commerciales auxquelles les politiciens canadiens sont habitués.

Il espère que cet accord donnera accès à un marché libre et équitable pour les agriculteurs des trois pays, et qu’il permettra à chacun d’écouler sa production.

Patience et longueur de temps

Un autre fermier de la Saskatchewan, Martin Prince, rappelle que les incertitudes actuelles bloquent la vente de ses produits aux États-Unis. La signature d’une nouvelle entente changerait beaucoup de choses pour sa ferme.

Je préfère attendre d'avoir une bonne entente, plutôt qu’une entente rapide qui n’est pas favorable.

Martin Prince, agriculteur

Pour Martin Prince, il est possible de trouver une entente rapide entre le Canada et les États-Unis, si c’est la volonté de ces derniers. Il trouve cependant important qu'il y ait une entente bénéfique au Canada, quitte à devoir attendre plus longtemps.

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