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  • Archives
  • Le Grand Antonio, légende des trottoirs de Montréal

    Film de nouvelles (archives silencieuses), 11 avril 1956
    Radio-Canada

    Il y a 15 ans, le Grand Antonio rendait son dernier soupir sur un banc de Montréal. Une fin de vie misérable pour cet homme fort qui avait fait courir les foules avec ses exploits. De nos archives, découvrez les tours de force de ce personnage folklorique du Québec.

    Nos premières images des prouesses du Grand Antonio remontent au 11 avril 1956.

    Dans ce film de nouvelles silencieux, l’homme fort tire une automobile attachée à ses cheveux devant quelques badauds rassemblés aux abords d’une rue de Montréal.

    Le Grand Antonio y va de démonstrations de force encore plus impressionnantes dans ces archives silencieuses qui datent des années 60.

    Cette fois, c’est une foule plus nombreuse qui assiste aux exploits de l’amuseur de rue. Ce dernier s’exécute d’ailleurs non sans avoir pris soin de distribuer ses cartes de visite.

    On voit le Grand Antonio tirer une file de trois autobus avec une chaîne, puis faire monter à bord quelques passagers avant de réitérer.

    Dans une autre séquence, il s’attelle au souque-à-la-corde avec ses longs cheveux, résistant à la force réunie de nombreux jeunes hommes de part et d’autre.

    Dans un bar, des cowboys (le Grand Antonio, Olivier Guimond et Roger Michael) sont assis autour d'une table et jouent aux cartes pendant que la tenancière (Denise Pelletier), le barman (Rod Tremblay) et un cowboy (Denis Drouin) les observent
au comptoir en arrière-plan.Le Grand Antonio participant à l'émission Smash, le 7 janvier 1971 Photo : Radio-Canada / Jean-Pierre Karsenty

    Dans les années 70, le Grand Antonio devient un personnage populaire au Québec et présente même ses épreuves de force à travers le monde, notamment au Japon.

    Un passage remarqué chez Boubou

    Le 24 mai 1984, le personnage haut en couleur participe à l’émission de variétés Allo Boubou.

    « Comme Grand Antonio mondial, je suis fier de venir à l'émission Boubou, le numéro 1 de la télévision! » déclare-t-il d’entrée de jeu.

    Viva Boubou!

    Le Grand Antonio

    Quelques secondes plus tard, l’animateur Jacques Boulanger se trouve déjà perché sur ses larges épaules.

    Le Grand Antonio vante ses records mondiaux, de ses étonnantes cotes d’écoute à la télévision japonaise aux quatre autocars bien tassés qu’il a tirés devant le Forum de Montréal.

    L’homme fort propose à Jacques Boulanger de relever un nouveau défi : lancer la Tour de Radio-Canada vers Longueuil!

    Une fin de vie dans la pauvreté

    Dans les années 90, la légende montréalaise sombre peu à peu dans l’oubli. Le Grand Antonio erre dans le métro de Montréal pour vendre des photos de ses exploits passés.

    Comme en témoigne le Téléjournal du 8 septembre 2003, le Grand Antonio meurt seul et marginalisé.

    Au lendemain de son décès, le journaliste Jean-Hugues Roy retrace son parcours et revient sur ses derniers moments.

    Assis sur le banc d’un marché d’alimentation dont il était un habitué, Anton Barichievich a été terrassé par une crise cardiaque. Bien connu dans le quartier, « le géant de Rosemont » se voyait depuis quelques années refuser l’entrée dans quelques commerces.

    Originaire de la Sibérie ou de la Yougoslavie, on ne lui connaît aucune famille au Canada pour réclamer son corps.

    C’est finalement l’organisme Jeunesse au soleil qui lui organisera un service funéraire pour permettre au public de lui rendre un dernier hommage.

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