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Terre-Neuve-et-Labrador cherche cinq enseignants francophones pour la rentrée

Façade du Centre scolaire et communautaire des Grands-Vents le 28 août 2018.

Le Centre scolaire et communautaire des Grands-Vents est une école francophone à Saint-Jean (Terre-Neuve-et-Labrador).

Photo : Radio-Canada / Marie Isabelle Rochon

Radio-Canada

Une pénurie de personnel enseignant francophone se dessine à Terre-Neuve-et-Labrador. Le conseil scolaire francophone de la province cherche cinq enseignants d'ici septembre.

À une semaine de la rentrée scolaire, la tâche s’avère difficile, car les postes à pourvoir sont situés en région plus éloignée, principalement sur la côte ouest de l’île de Terre-Neuve ainsi qu’à l’école francophone de Happy Valley-Goose Bay, au Labrador.

Kim Christianson devant une le Centre scolaire et communautaire des Grands-Vents, à Saint-Jean de Terre-Neuve, le 28 août 2018.

Kim Christianson, la directrice du conseil scolaire francophone provincial à Terre-Neuve-et-Labrador.

Photo : Radio-Canada / Marie Isabelle Rochon

Nous vivons une situation unique pour nous en province, étant donné que c'est la première fois que nous avons autant une crise et un besoin d'enseignants, indique Kim Christianson, la directrice du conseil scolaire francophone provincial.

Il existe une cinquantaine de postes d’enseignants francophones à Terre-Neuve et au Labrador, mais le recrutement n’est pas évident. L'Université Memorial, à Saint-Jean, n'offre pas de formation d'enseignement en français. Le conseil scolaire doit donc recruter dans les autres provinces.

Kim Christianson examine la possibilité de réunir temporairement des élèves de différentes classes sous la gouverne d’un même professeur, ou encore de solliciter des enseignants à la retraite qui viendraient dépanner.

Luce Landry, orthopédagogue à l'École des Grands-Vents, à Saint-Jean de Terre-Neuve, le 28 août 2018.

Luce Landry, orthopédagogue.

Photo : Radio-Canada / Marie Isabelle Rochon

Au fil des ans, on a de moins en moins d'enseignants suppléants. Donc nous, les enseignants, on doit pallier, à l'intérieur de notre propre horaire, souvent pour dépanner, explique de son côté Luce Landry, orthopédagogue à l'École des Grands-Vents, à Saint-Jean de Terre-Neuve. Donc on coupe des services pour pallier cette problématique-là.

Le directeur de l'Association des enseignants de Terre-Neuve-et-Labrador, Dean Ingram, s'est dit lui aussi préoccupé par l'enjeu. En tant qu'association professionnelle, nous nous soucions du bien-être de tous nos membres, a-t-il déclaré.

Une rencontre est prévue avec le conseil scolaire francophone dans le but de trouver une solution le plus rapidement possible.

D’après un reportage de Marie-Isabelle Rochon

Terre-Neuve-et-Labrador

Francophonie