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  • Archives
  • L’ALENA sera-t-il renouvelé?

    L'animateur Bernard Derome annonce le paraphe de l'ALENA en octobre 1994.
    L'avenir de l'ALENA pourrait se jouer dans les jours qui viennent. Photo: Radio-Canada
    Radio-Canada

    L'Accord de libre-échange nord-américain (ALENA), entré en vigueur le 1er janvier 1994, soufflera-t-il ses 25 bougies? Nos archives montrent l'atmosphère amicale qui régnait lors de la signature de l'entente trilatérale et son impact sur certains secteurs de l'économie canadienne.


    L’ALENA survivra-t-il à la négociation?

    La conclusion d’une entente bilatérale entre les États-Unis et le Mexique, annoncée cette semaine par les présidents Donald Trump et Enrique Peña Nieto, pourrait-elle signifier la fin de cet accord?

    Les prochains jours pourraient être déterminants pour apporter une réponse à cette question.

    Dès le dévoilement de l’entente entre Washington et Mexico, Enrique Peña Nieto insiste. Il répète au moins trois fois qu'il souhaite voir le Canada réintégrer la table de négociation afin de conclure un accord tripartite.

    Donald Trump, pour sa part, a soufflé le chaud et le froid. Il a invité le Canada à discuter dans la perspective de renouveler l’ALENA. Il a aussi clairement laissé entendre que les pourparlers pourraient ne déboucher que sur une entente bilatérale avec Ottawa.

    Il a aussi menacé d’une absence d’arrangement avec le Canada et l’imposition de tarifs de douane, notamment sur le secteur automobile canadien.

    Les détails du compromis convenu entre Washington et Mexico ne sont pas encore connus. On rapporte que le chapitre 19, sur le règlement des différends commerciaux entre les trois partenaires, aurait été supprimé.

    Or, le gouvernement canadien a juré que jamais il n’accepterait d’intégrer une entente qui n’inclurait pas ce chapitre. D’autres modifications pourraient cependant satisfaire Ottawa.

    À l’époque, on parle de « l’entente des trois amis » pour décrire l’ALENA. L’atmosphère amicale qui règne alors contraste avec la tension qui a parfois existé durant les négociations de renouvellement de l’entente commerciale.

    Le Téléjournal, 7 octobre 1992

    On peut constater cette différence dans un reportage présenté au Téléjournal animé par Bernard Derome le 7 octobre 1992.

    Le journaliste Jean-Michel Leprince s’est rendu à San Antonio au Texas pour assister à la cérémonie de signature de l’ALENA par les ministres américain, canadien et mexicain du Commerce international.

    Les présidents américain et mexicain, George Bush père et Carlos Salinas de Gortari, et le premier ministre canadien Brian Mulroney prennent aussi part à la cérémonie.

    Tout le monde sourit et se félicite. Plusieurs ont de bonnes raisons de le faire.

    George Bush père espère que cette entente va l’aider à remporter l’élection présidentielle américaine. Il traîne dans les sondages contre son adversaire Bill Clinton.

    Le premier ministre Mulroney a aussi des considérations électorales en tête.

    Le Canada est en pleine campagne référendaire qui scellera le sort de l’Accord constitutionnel de Charlottetown que propose son gouvernement.

    Le premier ministre Mulroney espère que l’existence de l’ALENA incitera les Canadiens anglais et les Québécois à accepter son projet de réforme constitutionnelle.

    Tous escomptent de surcroît que l’ALENA amènera croissance et prospérité.

    Coup d'accélérateur en Ontario

    L’ALENA a eu un impact visible dans certains secteurs de l’économie.

    L’Ontario en direct , 2 janvier 1995

    Un an seulement après son entrée en vigueur, l’émission L’Ontario en direct du 2 janvier 1995 constate le coup d’accélérateur que ce dernier a donné au secteur automobile dans la plus populeuse province du Canada.

    Les usines de géants de l’automobile, notamment dans la ville de Guelph, tournent à pleine vitesse.

    Mais, se demande-t-on, qu’arrivera-t-il quand le secteur automobile mexicain deviendra compétitif? Le coup d’accélérateur se transformera-t-il alors en coup de frein?

    Ces questions laissaient déjà entrevoir que des nuages pouvaient s’accumuler et à terme menacer l’entente tripartite.

    Assistera-t-on en 2018 à une tempête politique suivie d’un refroidissement économique à la suite de son éventuel démantèlement?

    Ce n’est pas ce qu’on souhaite à Ottawa, même si on se prépare à cette éventualité.

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