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Fonction publique : le plan de la CAQ jugé « irréaliste »

L'édifice Marie-Guyart, connu sous le nom de complexe G, avec vue sur la ville de Québec.
L'édifice Marie-Guyart, connu sous le nom de complexe G, est le lieu de travail de milliers de fonctionnaires provinciaux à Québec. Photo: Radio-Canada / André-Pier Bérubé

Le principal syndicat des employés de l'État juge tout à fait illusoire la proposition de François Legault d'éliminer 5000 postes de fonctionnaires par attrition d'ici 4 ans.

Un texte de Louis Gagné

« Après des années d’austérité, on est déjà à la limite. Les ministères ont de la misère à donner les services puis à rendre les mandats qu’ils ont à donner […] C’est complètement irréaliste de faire une annonce comme ça », dénonce le président général du Syndicat de la fonction publique et parapublique du Québec (SFPQ), Christian Daigle.

Il accuse le chef de la Coalition avenir Québec (CAQ) d’entretenir les préjugés sur la fonction publique à des fins électoralistes. Les gains d’efficacité promis par François Legault ne reposent selon lui sur aucune analyse empirique.

« C’est un message populiste, électoraliste, puis pour nous, c’est inconcevable qu’on n’aille pas plus loin dans l’analyse avant de faire une telle annonce », s’insurge Christian Daigle.

Pour quelqu’un qui aspire à être premier ministre, de connaître aussi peu l’appareil public, je trouve ça désolant.

Christian Daigle, président général, SFPQ

Réduire la bureaucratie

François Legault souhaite profiter du départ à la retraite de milliers de fonctionnaires au cours des quatre prochaines années pour procéder à des éliminations de postes par attrition.

Il croit pouvoir abolir 5000 postes administratifs et réaliser des économies annuelles de 380 millions de dollars.

« C’est tout à fait réaliste [et] ça aurait dû être fait depuis longtemps, affirme François Legault. Il y a là une occasion à saisir. »

Le chef de la CAQ soutient qu’il est possible de réduire la bureaucratie sans qu’il y ait d’impact sur les services offerts à la population. Il cite en exemple le ministère de la Santé, où des employés seraient payés à rédiger des rapports sur d’autres rapports. Une affirmation que dément Christian Daigle.

« Les gens que je représente dans les ministères et organismes […] ne font pas des rapports sur des rapports. On donne des services directs ou on appuie des gens qui donnent des services directs à la population », insiste le président général du SFPQ.

M. Daigle assure qu’il n’y a personne d’inutile parmi les membres qu’il représente.

Avec la collaboration de Nahila Bendali Amor

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