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Québec solidaire investirait 7,6 milliards de dollars de plus dans le transport collectif

La co-porte-parole de Québec solidaire en compagnie de candidats du parti.

Pour Québec solidaire, le transport collectif est un enjeu majeur.

Photo : Radio-Canada / Vianney Leudière

Radio-Canada

Québec solidaire entend investir 7,6 milliards de dollars de plus pour développer des infrastructures favorisant le transport collectif, notamment à l'extérieur de Montréal, au cours d'un éventuel premier mandat au gouvernement.

Un texte de François Messier

Ces nouvelles sommes, qui seraient empruntées, s’ajouteraient à d’autres investissements de 6,7 milliards déjà prévus, pour un total de 13,3 milliards de dollars à investir en infrastructures.

Ces investissements s’inscrivent dans le cadre d’un plan de transition appelé à se traduire par « le chantier le plus important que le Québec ait connu depuis la Révolution tranquille », affirme la co-porte-parole du parti, Manon Massé.

L’interdiction de vendre des véhicules roulant à l’essence dès 2030, et la réduction de moitié des tarifs de transport en commun, annoncée depuis longtemps par QS, font aussi partie de ce plan.

Cette dernière mesure est évaluée à 428 millions de dollars dès la première année d’un gouvernement dirigé par Québec solidaire.

L’objectif général de cette approche vise à réduire les émissions de gaz à effet de serre de 48 % d’ici 2030, voire 95 % d’ici 2050, comparativement au niveau enregistré en 1990.

Avec ce plan, « Québec solidaire va créer 300 000 emplois verts d’ici 2030 », a dit Mme Massé. Il s’agira de « bonnes jobs, partout sur le territoire du Québec, pour les gens qui ont un secondaire 5 ou un doctorat ou entre les deux ».

3,14 milliards de dollars pour les transports collectifs hors Montréal

Le parti est demeuré avare de détails sur ce qu’il entend faire avec ces nouvelles dépenses en immobilisations, sinon pour souligner que cela doit permettre de transformer « les secteurs névralgiques de l’économie québécoise ».

Cela doit s’appliquer d’abord dans le transport des particuliers, mais aussi dans le transport des marchandises, dans les secteurs de la construction et de l’industrie, et dans le logement, l’agriculture et l’aménagement urbain.

Le candidat de Québec solidaire dans la circonscription de Jean-Lesage, Sol Zanetti, a précisé que 3,14 milliards de dollars seraient investis dans un premier mandat pour améliorer l’offre de transport collectif hors Montréal.

Une autre partie de la somme permettra de mettre en place le système de bonus-malus que QS veut implanter pour convaincre les automobilistes d’acheter des véhicules électriques au détriment des véhicules à essence.

L’incitatif financier offert par QS pour acquérir un véhicule écoénergétique sera modulé en fonction de divers critères, dont le type de véhicule, le lieu de résidence et le revenu des acheteurs, a précisé l’ancien chef d’Option nationale.

Le système va « favoriser les personnes à faible revenu », qui n’ont pas les moyens d’acheter un véhicule hybride ou électrique à l’heure actuelle, les personnes habitant un endroit qui « les oblige à posséder une voiture » et les familles, qui ont « davantage besoin » d’une voiture, a dit M. Zanetti, sans offrir plus de détails.

M. Zanetti a aussi indiqué que QS va relancer le défunt programme Faites de l’air, afin que les propriétaires d’un véhicule à essence roulant depuis plus de 12 ans reçoivent une « remise substantielle » lorsqu’ils le remplacent. La somme offerte n’a pas été précisée.

Le ratio dette/PIB resterait stable, selon Mme Massé

Manon Massé a aussi affirmé que Québec solidaire fera une annonce plus spécifique pour la région de Montréal ultérieurement. Elle a tout de même avancé que l'Agence régionale de transport métropolitain devrait recevoir à elle seule 10 milliards de dollars.

Elle affirme également que QS appuie le projet de transport en commun dévoilé il y a quelques mois pour la région de Québec.

Manon Massé a minimisé l’impact des emprunts que devra effectuer QS pour développer ces infrastructures. Selon elle, le ratio dette/PIB s’établirait à 49,5 % au terme d'un mandat de Québec solidaire au gouvernement, ce qui serait à peine plus élevé qu’en ce moment.

« On va emprunter comme n’importe quel gouvernement, même s’ils ne vous le disent pas, pour répondre au défi du 21e siècle », a martelé Mme Massé, qui faisait cette annonce dans sa propre circonscription de Sainte-Marie-Saint-Jacques.

La co-porte-parole du parti affirme que le plan de transition de QS nécessitera un investissement de 1,7 milliard dans le budget d’opération du gouvernement, mais que cela s’autofinancera.

Cet argent proviendra du Fonds vert, mais aussi de « contributions » provenant d'Hydro-Québec, voire d'Énergir (anciennement Gaz Métro), a indiqué Mme Massé, sans préciser de quoi il pourrait s'agir.

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