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Une orque malade a encore besoin d'antibiotiques, selon des experts

une épaulard sort la tête et son aileron de l'eau, elle est petite et amaigrie.

Mal en point, la jeune femelle épaulard J-50 a reçu des antibiotiques, le 9 août dernier.

Photo : NOAA Fisheries West Coast

Radio-Canada

Les scientifiques qui essaient de soigner une jeune orque malade au large des côtes de l'État de Washington souhaitent lui injecter une nouvelle dose d'antibiotiques de même qu'un vermifuge.

Au cours des dernières semaines, J-50 fait l’objet d’une opération de sauvetage. La femelle indisposée a reçu une dose d’antibiotiques le 9 août. Elle a aussi été aperçue vendredi dernier, et son état ne semble pas s’être amélioré.

Michael Milstein, de la U.S. National Oceanic and Atmospheric Administration, l'agence américaine chargée de l'observation des océans et de l'atmosphère, soutient que l’épaulard est émacié et en sous-poids. « Elle ne mange pas assez. (...) C’est l’essence du problème », estime-t-il.

Il admet toutefois ne pas savoir si elle est dans cet état parce qu’elle ne peut pas chercher de la nourriture ou parce qu’elle souffre d’une infection ou d’une autre maladie.

Martin Haulena, vétérinaire à l’Aquarium de Vancouver, qui a envoyé la fléchette d’antibiotiques vers J-50 au début du mois d'août, explique qu’il est difficile de cerner le problème. « Je pense qu’il y a quelque chose de compliqué qui ne va pas avec cet animal depuis un temps; c’est très très difficile d’établir un diagnostic », dit-il.

Cette fois, les scientifiques comptent donner les antibiotiques en utilisant une autre sorte de fléchettes qui s’accroche plus longtemps à l’animal et qui permet de lui donner une dose complète. Une autre méthode envisagée serait de donner du saumon chinook contenant des médicaments à la bête. Dans le passé, J-50 n’a toutefois pas bien répondu à cette méthode et n’a pas mangé le poisson.

L’équipe n’exclut pas non plus d’attraper l’orque pour la traiter et ensuite la relâcher.

Les épaulards de cette région sont en voie de disparition. Il ne reste qu’environ 75 représentants de cette espèce dans les eaux du nord-est de l’océan Pacifique.

Avec les informations de La Presse canadienne

Colombie-Britannique et Yukon

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