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Les médecins résidents saoudiens pourront terminer leur formation au Canada

Des médecins spécialistes opèrent un patient au dos.

Les médecins résidents saoudiens pourront terminer leur formation au Canada.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Plus de 1000 diplômés saoudiens en médecine pourront terminer leur formation au Canada malgré la querelle diplomatique survenue entre les deux pays au début du mois d'août.

Les hôpitaux universitaires canadiens poussent ainsi un soupir de soulagement, eux qui auraient dû faire face à une diminution de personnel médical.

Les 1053 médecins résidents saoudiens pratiquant au Canada ont reçu un courriel du ministère de saoudien de l’Éducation, lundi après-midi, les informant qu’ils pouvaient continuer d’occuper leurs fonctions jusqu’à ce qu’ils trouvent un nouveau poste, a indiqué le directeur général du Collège royal des médecins et chirurgien du Canada, Andrew Padmos.

Le gouvernement saoudien avait auparavant ordonné à ses médecins résidents et stagiaires de quitter le Canada au plus tard le 31 août avant de leur accorder, la semaine dernière, un sursis jusqu’au 22 septembre. Ils sont maintenant autorisés à continuer leur formation au Canada.

Des étudiants saoudiens en résidence au Canada s’apprêtaient à quitter le pays pour se conformer aux ordres des autorités saoudiennes, furieuses après un appel du Canada à la libération de militants arrêtés en Arabie saoudite.

Les résidences s’amorcent le 1er juillet de chaque année et les résidents doivent faire au moins six mois de leur formation avant de pouvoir se présenter aux examens.

Une brèche qui pourrait se lézarder

La mesure saoudienne permettra aux résidents saoudiens qui amorcent la dernière année de leur formation de la terminer au Canada. Et, pour les autres, il pourrait s’écouler de nombreuses années avant qu’ils ne trouvent un nouveau poste dans un hôpital étranger. Ils pourront ainsi vraisemblablement terminer leurs études au Canada.

L’annonce du gouvernement saoudien constitue un développement heureux pour les deux parties. Les hôpitaux canadiens bénéficient de la main-d’œuvre saoudienne et le Canada engrange des sommes substantielles pour permettre aux Saoudiens de faire leur résidence au pays.

De plus, le retrait des diplômés saoudiens aurait menacé la carrière de ces médecins en plus de forcer les hôpitaux canadiens à pourvoir les postes laissés vacants par leur départ massif.

Les droits de la personne au coeur de la querelle

Affaires mondiales Canada a soulevé l’ire de l’Arabie saoudite en publiant un message, au début d'août, dans lequel le gouvernement se disait préoccupé par les arrestations d’activistes pour les droits des femmes en Arabie saoudite, notamment Samar Badawi, soeur de Raif Badawi, dont la famille est réfugiée au Québec.

La veille, la ministre canadienne des Affaires étrangères Chrystia Freeland avait écrit sur Twitter qu'elle était « très alarmée » de savoir que Samar Badawi avait été emprisonnée. « Le Canada [continue] de fortement appeler à la libération de Raif et Samar Badawi », avait-elle ajouté.

L’Arabie saoudite a répliqué quelques jours plus tard en expulsant l’ambassadeur canadien.

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